(news n°454 du 16 février au 16 juin 2006)

Beaucoup - trop - de temps s'est écoulé depuis la dernière news... Vous avez du lire des rumeurs persistantes dans les forums, mais rassurez-vous, Pif-Collection est toujours là ! Essayons donc de rattrapper le temps avec une actualité de l'univers de Pif toujours plus importante ! A commencer par le livre "Vaillant 1942 - 1969 : la véritable histoire d'un journal mythique" qui est désormais disponible en librairie. A signaler aussi des sorties d'albums, des objets insolites à découvrir, des reportages et dossiers de nos collaborateurs, et enfin des animations inédites en cadeau... Pour se faire pardonner, le webmaster du site a mis les bouchées doubles pour cette news. Du moins, il essaiera de faire mieux la prochaine fois...

Cette news est dédiée à Jean-Luc.

Les Dossiers Pif-Collection : Sur les traces de Corto (6)

Jean-Maurice Durand nous revient du Brésil sur les traces de Corto Maltese. Notre reporter nous propose de nous immerger dans l'univers de Corto Maltese avec une histoire "d'or contesté".

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Le livre "Vaillant 1942 - 1969 : la véritable histoire d'un journal mythique" est désormais disponible en librairie depuis le mois de mars 2006. Le succès de ce livre tient évidemment dans la qualité et la somme d'informations qui y sont contenues. Ainsi beaucoup se sont interrogés sur la méthode de recherche qui avait été adoptée pour aborder ce quasi demi siècle de presse pour enfants que fut Vaillant. Nous avons donc posé la question pour vous à ceux qui ont commis ce pavé d'informations...

Teddy Ted en album !..

Le premier album de Teddy Ted est - enfin - sorti à l'occasion du salon international d'Angoulème 2006 ! Les éditions Hibou ont eu la bonne idée de remettre à l'honneur les aventures de ce cow-boy dont les aventures sont nées dans l'hebdomadaire Vaillant en 1963...

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...Docteur Justice en intégrale !

Autre personnage à retrouver le chemin des bacs des libraires : le non moins célèbre médecin volant : Benjamin Justice ! Cela faisait longtemps que les éditions de Toth nous la promettait, la voilà enfin disponible : l'intégrale de Docteur Justice ! ...

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Les Dossiers Pif-Collection : Kamb et la musique

Voici un dossier du "Kambologue" Frédéric Maye qui nous dévoile un aspect méconnu du talent de Jacques Kamb ainsi que ses relations avec la musique...

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Les animations Pif Poche

Qui ne s'est pas amusé à faire son dessin animé avec les pages d'un Pif Poche ? Quelques "dessins animés" avaient été porposés dans certains numéros sous la forme de flip-book. Aujourd'hui ces dessins animés sont repris par les internautes qui les modernisent pour notre plus grand bonheur...

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Pif dans tous ses états !

Retrouvons Pif dans tous ses états que ce soit sous la forme de sculpture de ballons, de médaille, de voiture publicitaire ou de couteau à beurre... Voici Pif comme vous ne l'avez jamais vu !...

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Rahan vu par Leblon-Delienne

Laurent Alais nous a fait parvenir cette information qui ravira tous les lecteurs de Rahan. En effet, une magnifique statuette de 26 cm est disponible en tirage limité : 777 exemplaires seulement. Son prix ? Il est fixé à 150 euros...

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Vaillant le livre en librairies

le livre d'Hervé Cultru est désormais en librairies paru aux éditions Vaillant Collector  

Depuis la sortie exclusive sur le web, la version collector du livre "Vaillant 1942 - 1969 : la véritable histoire d'un journal mythique" est désormais épuisée. Mais, rassurez-vous pour celles et ceux qui auraient raté ce livre indispensable, la version normale est disponible en librairie depuis le mois de mars 2006. De nombreux articles ont salué la sortie du livre, notons ceux de Marianne, Le Monde 2 ou encore l'article de Pierre Dharéville dans l'Humanité...

Le succès de ce livre tient évidemment dans la qualité et la somme d'informations qui y sont contenues. Ainsi, beaucoup se sont interrogés sur la méthode de recherche qui avait été adoptée pour aborder ce quasi demi siècle de presse pour enfants que fut Vaillant. Nous avons donc posé la question pour vous à ceux qui ont commis ce pavé d'informations...

Hervé Cultru est l'auteur de ce livre et nous l'avons interrogé sur son travail :

Pif-Collection : Par quel bout commence-t-on un tel travail ?

Hervé Cultru : "Par tous les bouts à la fois. J’ai alterné, pendant un an (de septembre 2004 à septembre 2005), les visites en bibliothèque et les sorties sur « le terrain ». Les premières ont été pour dépouiller Vaillant et les revues d’exégèse de la BD comme Schtroumpf ou Hop !. Les secondes, pour aller voir des gens qui ont eu, à un titre ou à un autre, rapport avec Vaillant, et dont je me suis procuré les coordonnées, en grande partie grâce au carnet d’adresses de Richard Médioni. L’écriture du livre, en elle-même, n’est pas ce qui m’a occupé le plus : le plus gros a été fait entre février et juin 2005.

L’étape la plus chouette a été, avec les conseils experts de Richard, de choisir les illustrations dans l’énorme corpus établi et scanné par Mariano Alda. J’ai eu aussi beaucoup de plaisir à discuter avec Françoise Bosquet (ndlr : directrice des éditions Vaillant Collector) des corrections à apporter au texte. C’est passionnant, par exemple, d’examiner à fond les mérites et la valeur respective des termes « apogée » et « nadir »...

Pif-Collection : Pour écrire ce livre, tu as lu tous les numéros de Vaillant ?

Hervé Cultru : "Je crois qu’une lecture exhaustive exigerait plusieurs années de travail en continu... J’ai eu sous les yeux, sans même me fatiguer à tourner les pages, la totalité des douze cent trente huit numéros, disponibles sur micro-films, à la Bibliothèque nationale de France. Pour ce qui est du déchiffrage in extenso, je me suis contenté de prendre connaissance des séries et des articles que j’ai estimés être les plus représentatifs, ou les plus intéressants, ce qui représente déjà quelques centaines de feuillets ! J’ai pu ensuite tout revoir en couleurs chez Mariano. On apprend vite à repérer le détail intéressant, celui qui tranche sur le contenu habituel, et permet de noter des évolutions".

Pif-Collection : Quelles archives as-tu consultées ?

Hervé Cultru : "Les plus belles, assurément, sont constituées par les six Jeune patriote publiés à partir de 1942 dans la clandestinité, et conservés par le département des « Imprimés rares » de la B.n.F. On m’avait dit que ces pièces ne supporteraient pas la reprographie. Mais Richard tenait absolument à avoir le n°1 dans le livre et Françoise a réussi, à force de patience, à l’obtenir (Bravo !)

A part ça, l’essentiel des documents originaux nous a été confié par des particuliers généreux qui sont devenus des amis, les époux Verdier, qui ont fréquenté la fine fleur des rédacteurs de Vaillant pendant les années cinquante, les Langat qui nous ont donné à voir les petits Vaillants et Vaillantes (sortes de scouts apparus dans la mouvance du journal), les Cazès, qui ont contribué à la diffusion de tous les titres de la maison. Sans oublier les collectionneurs émérites comme Louis Marticorena, et certains dessinateurs, comme Michel-Paul Giroud, le fils du grand Eugène Gire".

Pif-Collection : Quelles personnes as-tu interviewées ?

Hervé Cultru : "Au total, j’ai rencontré une trentaine de personnes, artistes, journalistes, historiens et documentalistes, dont je cite les noms dans le livre. Ici, je voudrais juste rendre un hommage particulier au pauvre Jean Ollivier, qui m’a reçu à trois reprises, et qui nous a fait le mauvais tour de nous quitter à la fin 2005. Créateur de héros prestigieux, d’Yves le Loup à Dr Justice, il a été rédac’ chef de Vaillant de 1947 à 1957. Son talent n’avait d’égal que sa discrétion et sa gentillesse..."

Mariano Alda, s'est occupé de l'iconographie et est un habitué du site Pif-Collection...

Pif-Collection : Comment as-tu choisi les illustrations de ce livre?

Mariano Alda : "Évidemment, j’ai lu le manuscrit au fur et à mesure que les chapitres me parvenaient. Ensuite, avec Hervé, nous nous sommes rencontrés, à plusieurs reprises, pour en parler et lui montrer mes « découvertes » dont certaines nous ont surpris nous-mêmes. Enfin, avec Richard, nous avons réglé quelques détails afin de trouver et adapter au mieux les documents dans le texte. Ce fut aussi le cas pour les documents ayant servi pour la couverture. Pour certains documents, j’ai aussi été aidé par les collaborateurs de D.L.G.D.L.* qui ont trouvé quelques documents rares et qui me les ont fourni assez rapidement au vu du délai que nous avions pour l’élaboration du livre. Tout le monde a travaillé assidûment pour cet évènement, je dois dire".

Pif-Collection : Je suppose que tu dois avoir une sacrée collection...

Mariano Alda : "Ça commence à le devenir car, sur les 1200 environ, une quarantaine doit me faire défaut. Il y a quelques années, je me suis intéressé à Vaillant et la participation au site m’a obligé à accélérer le rythme de mes acquisitions, principalement dans la boutique citée plus haut. Lorsque j’ai débuté cette collaboration, je me suis aperçu qu’il y avait des amis rédacteurs qui connaissaient beaucoup mieux que moi toute la période Pif et que la période de ma jeunesse, les Pif rouges, étaient directement issus de Vaillant. Que j’avais connu très peu en fait. Je me suis donc lancé dans Vaillant. Et je n’ai pas été déçu. Quel journal ! Quelles séries ! Quels talents ! Enfin ! Vous comprendrez pourquoi en lisant le livre".

Pif-Collection : En tout, combien de documents as-tu fourni à l’éditeur ?

Mariano Alda : "Plus de cinq cents, c’est sûr. Pas loin de huit cents documents scannés. S’il n’y avait pas eu de limitation de pagination, j’aurai pu en proposer beaucoup plus, tant Vaillant regorge de petits** trésors rédactionnels et de petits** trésors graphiques. Pour ne rien louper, ou du moins essayer de ne pas louper, un document, il a fallu feuilleter, page à page, tous les Vaillant. Mais ce fût un plaisir de découverte et de lecture".

Pif-Collection : Comment as-tu fait pour réaliser «Les dates clés» de Vaillant et sur quels critères t'es-tu basé ?

Mariano Alda : "Nous avions eu quelques réunions préparatoires sur le contenu du livre et, bien évidemment, les premières parutions devaient être le fil conducteur. J’avais déjà débroussaillé le terrain car, depuis quelques mois, en vue d’un dossier pour le site, j’avais relevé pas mal d’informations. Ensuite venaient se greffer, s’intercaler les évènements qui ont jalonné l’histoire de Vaillant : Comme un article, un jeu, une rubrique, une planche qui aurait pu marquer les jeunes lecteurs de l’époque.

Un peu comme pour les illustrations, nous avons voulu rappeler quelques souvenirs aux anciens qu’ils sont devenus. Nous inclus. Snif ! J’espère que ce livre replongera les anciens lecteurs dans de suaves souvenirs et qu’il incitera de nouveaux lecteurs à lire ces merveilleux numéros qui ont marqué l’histoire de la BD, pendant près d’un quart de siècle, et accueilli de grands auteurs".

* Dans La Gueule du Loup http://www.danslagueuleduloup.com/

** Vous pouvez remplacer petits par grands !

Enfin, voici l'interview de Richard Medioni et Françoise Bosquet, éditeurs du livre :

Pif-Collection : Quand ce projet de livre a-t-il vu le jour ?

R. Medioni et F. Bosquet : "Comme pour le livre sur Pif Gadget, c’est Pif Collection qui est le déclencheur de cette nouvelle aventure éditoriale. Françoise et moi avions donné une interview sur ton site à l’occasion de la sortie de mon livre et, très peu de temps après, nous avons reçu une lettre d’Hervé Cultru dont je reproduis un passage : « J’ai lu sur Pif Collection que vous comptez vous lancer dans la composition d’un deuxième livre; si cette étude doit porter sur le contenu des bandes dessinées publiées par Vaillant, leur analyse... je vous offre mes services de rédacteur... Je brûle d’appartenir à votre équipe...» C’est donc Hervé qui a eu l’idée de ce livre et cela date exactement du 10 mai 2003".

Pif-Collection : Quel type de collaboration y a-t-il eu entre Hervé et vous ?

R. Medioni et F. Bosquet : "Hervé nous a proposé un sommaire et un synopsis de son livre particulièrement alléchants ! Et nous avons tout de suite trouvé que non seulement c’est un historien de valeur mais qu’en plus il écrit merveilleusement bien! Que peut souhaiter de mieux un éditeur ? Et puis j’avais reçu des centaines de lettres de lecteurs de mon livre sur Pif Gadget et, parmi eux, il y avait de nombreux anciens collaborateurs ou salariés de Vaillant, et Hervé a donc pu aller les interviewer".

Pif-Collection : Combien de temps a-t-il été nécessaire pour la mise en page du livre ?

R. Medioni et F. Bosquet : "Près de cinq mois ! Mariano nous a fourni des centaines de documents, qu’il nous a fallu traiter puis choisir car on en avait bien trop. Et puis il y a eu une énorme lecture et relecture de Françoise qui a pris deux mois... Il faut le dire, on en sort épuisés !"

le tiré-à-part dessiné par Kamb

Pif-Collection : Y a-t-il eu de grands moments ?

R. Medioni et F. Bosquet : "Oui, et deux tout particulièrement: d’abord lorsque Kamb a accepté de réaliser un dessin original représentant les trente «Grands» de Vaillant. Il est reproduit dans le livre et est offert en tiré-à-part dédicacé pour la version collector. Kamb a passé des jours à se remémorer tous ses anciens camarades et il en a été très ému. Et quand nous avons découvert son dessin, nous en avions les larmes aux yeux. Et puis un autre grand moment: quand nous avons réussi à dénicher le numéro 1 du Jeune Patriote, qui est à l’origine de Vaillant.Personne ne l’avait jamais vu, tout le monde pensait que le Jeune Patriote datait de 1944 et on a découvert qu’il date de janvier 42, en pleine occupation.Il est reproduit pour la première fois dans le livre".

Cadeau : Un numéro de Vaillant virtuel

Avec la sortie de ce livre, Muzo3000, a eu l'idée de réaliser une petite animation pour nous permettre de feuilleter un numéro de Vaillant. Tout le monde n'a pas la chance de posséder un Vaillant numéro 158, aussi ancien et aussi rare...

voici donc un exemplaire virtuel de ce numéro. Il se comporte par ailleurs comme une feuille de papier, cliquez sur un coin en bas de page et laisser appuyer la souris comme si vous souhaitiez feuilleter ce numéro, l'animation resttue fidèlement l'effet de la feuille de papier. Un grand merci à Muzo3000 !

Kamb connaît la musique


Voici un dossier du "Kambologue" Frédéric Maye qui nous dévoile un aspect méconnu du talent de Jacques Kamb...

Nous savions déjà que Jacques Kamb, dessinateur bien connu de "Dicentim le petit franc", de "Couik" l'oiseau Préhisto, de "Zor et Mlouf", était aussi un admirable dessinateur de presse (il a oeuvré notamment dans la Vie Ouvrière et l'Humanité), mais nous ne connaissions pas Kamb l'illustrateur musical...

Kamb a réalisé de nombreuses illustrations dans Vaillant, l'Humanité et dans bien d'autres publications. On retrouve aussi son travail sur des affiches, des dépliants, des cartes postales et des livres pour enfants.

C'est à l'occasion de la découverte d'une couverture d'un 45 Tours dessinée par Kamb pour la chanteuse Martine Sarri, que je me mis à enquêter. Ce disque comporte 2 chansons de Martine Sarri avec la chorale "Ave Sol" de Lettonie : "Rouge Colombe" et "La petite fille".

La chanteuse Martine Sarri a débuté à "l'échelle de Jacob", "le port du salut
" à "l'écluse", puis elle pris des cours de chant et de comédie. Durant sa carrière, elle rencontra les plus grands et assura la première partie de Pierre Perret. Elle fit des tournées avec Gérard Lenorman ou encore avec Michel Fugain. En 1980, elle participa à une comédie musicale de Robert Hossein. Elle entrepris en 1984 une tournée en URSS. De retour à Paris elle enregistre "Chants pour la paix" avec la célèbre chorale "Ave Sol" de Lettonie. Elle continue aujourd'hui à chanter dans des spectacles musicaux comme par exemple "Sois Re-belle et t'es toi !".

J'ai donc commencé par interviewer Martine Sarri :

F.M : Bonjour madame Martine Sarri, connaissez-vous le dessinateur Kamb ?
Martine Sarri : "Je connais très bien le dessinateur Jacques Kamb créateur du célèbre personnage de Dicentim le petit franc pour le journal Pif-Gadget".

F.M : A t-il accompli pour vous des dessins ?
Martine Sarri : "Il a réalisé la pochette du disque 45 Tours sur la paix "Chants sur la Paix" avec le dessin d'une colombe et d'une fusée sur la couverture".

F.M : Vous a t-il proposé d'autres documents ?
Martine Sarri : "Oui, des affiches et des logos de mes comédies musicales."

F.M : Les dessins de Kamb s'harmonisent t-ils bien à vos chansons ?
Martine Sarri : "Bien entendu les dessins correspondent tout à fait au contenu des disques et des spectacles".

F.M : Merci Madame Sarri.

Puis je me suis tourné vers Jacques Kamb pour en savoir plus...

F.M : Cher Jacques, connaissez-vous bien la chanteuse Martine Sarri ?
Jacques Kamb : "Oui, je la connais depuis bien des années".

F.M: Comment l'avez-vous rencontrée ?
Jacques Kamb : "J'étais assez copain avec Paul Paoli, son ami imprésario".

F.M: Vous a t-il passé beaucoup de commandes ?
Jacques Kamb : "Il m'a demandé fréquemment de faire des affichettes ou des couvertures de disques entre autre pour Martine".

F.M: Avez-vous accompli d'autres documents ?
Jacques Kamb : "J'ai réalisé pour eux des dépliants pour la promotion de leurs spectacles."

F.M: Un amical merci cher Jacques en faveur de votre courtoisie et de vos réponses.

Ø Interview pleine d'entrain du musicien Paul Paoli par © Frédéric Maye :
F.M : Bonjour monsieur Paoli, connaissez-vous bien le dessinateur Kamb ?

Paul Paoli : "Nous sommes de "vieux" amis de carrière. Nous Habitions dans le même quartier, nous étions à l'époque aussi de proches militants".

F.M : Comment avez vous détecté l'œuvre du dessinateur Jacques Kamb ?
Paul Paoli : "J'avais découvert une affiche sur Vincennes " Cap à Gauche " pour la municipale dans les années 70. Puis bien évidemment dans la revue Pif-Gadget et dans le journal de la Vie Ouvrière"
.

F.M : Quel sont les premiers travaux qu'il réalisa pour vous ?
Paul Paoli : "Il y avait un disque "Au Secours" avec le thème des pompiers sur la pochette, qu'il a réussie avec beaucoup d'humour et de drôlerie. Puis plus tard une publicité difficile à réaliser "36 la fête des vacances". Et par la suite la pochette du disque de Martine Sarri…"

F.M : Que pensiez-vous de sa production pour vos divertissements ?
Paul Paoli : "Pour faire des spectacles on lui imposait des contraintes très fortes pour l'affiche … "faire ceci, faire cela …". Mais avec sa prévoyance, il réussissait toujours à transcrire le message avec un trait adroitement humoristique".

F.M : Quelle sortie faites vous du style de Jacques Kamb ?
Paul Paoli : "Il ressemble beaucoup à du Jean Effel par son trait "frais" et dans sa "naïveté" et du Jacques Prévert par l'écriture de sa "fraîcheur" … néanmoins modeste, il est l'un des plus grands spécialistes du dessin humoristique.


F.M : Un très grand merci monsieur pour votre enthousiasme lors de cet entretien fortuit.

Jacques Kamb reproduit avec une certaine harmonie la symbiose de la musique et du dessin. Il en devient par ce même un indubitable virtuose.

Les illustrations de l'article sont copyright Jacques Kamb (reproduction interdite). Source du 45 Tours : © Frédéric Maye.

Pour découvrir ou redécouvrir Martine Sarri : www.martinesarri.com
Le site officiel de Jacques Kamb : www.dicentim.free.fr
Pour en savoir plus sur la plaquette H.C de "l'Indispensable sur Dicentim" (30 pages) : dicentim@libertysurf.fr

Une recherche inédite de © Frédéric Maye.
(Le Kambologue)

LES BEATLES

Une illustration des Beatles par Jacques Kamb dans Vaillant en 1964 . Une découverte de Christian Potus.

DICENTIM CHEZ LES BELGES

Par © Frédéric Maye

Ci-dessous des photos inédite lors de la sortie officielle du "Dossier Kamb" lors de " la fête de la B.D et du livre pour enfants" à Andenne en Belgique les 8-9 octobre 2005.

Jacques Kamb dédicace devant les albums de dicentim le petit franc
l'éditeur Daniel Tesmoingt et Jacques Kamb redécouvre la production du maître

"Dossier Kamb" (fascicule de 24 pages A5 N/B) toujours disponible pour 5 € (pas de chèque) à :
Tesmoingt Editeur
Dossier Jacques Kamb
Rue du By,9
B-6211 Mellet
BELGIQUE

Un article de © Frédéric Maye

Pif dans tous ses états

Voici quelques objets insolites de l'univers Pif rapportés par nos lecteurs...

Le couteau Ikea !

Commençons par Sylvain Colombie qui nous a envoyé ces photos pour le moins étonnantes ! Bien qu'elles ne nous soient pas parvenues au début avril, nous avons pensé dans un premier temps à un canular... Et pourtant, après vérification, il faut bien le reconnaître nous voilà en présence de couteaux pas comme les autres...

un couteau Ikea inattendu !

En effet, ceux-ci possèdent une gravure en relief du personnage de Pif (de belle facture) sur le manche. Il faut savoir, de plus, que ces couteaux ont été vendus sous la marque de la célèbre marque suédoise : Ikéa ! Il s'agit d'un couteau à beurre en métal inoxydable destiné aux enfants qui mesure 16 cm avec des bouts arrondis. La question est la suivante : y a-t-il eu d'autres pièces différentes ?..

Le canif et la breloque Vaillant

Toujours à propos de couteau, rappelons que l'hebdomadaire Vaillant proposa un "canif Vaillant" en guise de cadeau d'abonnement à la fin des années 50'. Un type de cadeau complètement improbable aujourd'hui pour des raisons de sécurité pour les enfants, mais le couteau était considéré - en ce temps là - comme un objet de valeur, un objet personnel "comme celui de papa"... Ce canif fut offert pendant au moins 3 ans (notamment de 1956 à 1959) à en juger les publicités parues dans Vaillant.

publicité pour une offre d'abonnement avec en cadeau le canif Vaillant (Vaillant n°596)

publicité pour une offre d'abonnement avec en cadeau le canif Vaillant (Vaillant n°606 et 599)

Ces dessins sont les seuls documents que nous avons sur ce canif, si vous possédez l'objet, n'hésitez-pas à nous transmettre des photos.

publicité pour une offre d'abonnement avec en cadeau la breloque Pif le Chien (Vaillant n°606)
publicité pour une offre d'abonnement avec en cadeau la breloque Pif le Chien (Vaillant n°751)

Autre objet proposé en cadeau durant cette même période, la breloque "Pif le chien". Grâce aux informations de Christian Potus et de Mariano Alda, nous avons pu vous montrer ces publicités parues respectivement dans les numéro 606 (décembre 1956) et 751 de Vaillant (octobre 1959) proposant cet objet en cadeau d'abonnement. Comme vous pouvez le constater, "la breloque" était fournie avec une chaîne pour la mettre autour du cou. .

recto de "la breloque" Vaillant - Pif le chien
verso de "la breloque" Vaillant - Pif le chien

Le fabricant de cette médaille "Pif le Chien - Vaillant" était Métargent, dont le nom était inscrit au dos de la médaille. Il est bien connu notamment par les collectionneurs de porte-clefs. Cette société très florissante dans les années soixante aurait fermé ses portes en 1984 alors que le marché des bijoux fantaisie, porte-clefs ou médailles périclitait... Cette médaille mesure 2 cm x 2 cm.

Pif ne se déballone pas !

un Pif qui ne se déballone pas

Ludo a la passion de la sculpture avec des ballons. Pour rendre hommage au personnage de Pif le Chien, il nous envoyé une photo de sa dernière réalisation. Une sculpture de Pif en ballons !

Si vous aimez sa réalisation, ne manquez pas d'aller visiter son site : les ballons de Ludo

Les véhicules publicitaires

Infatigable, Mariano Alda nous revient avec un reportage sur un véhicule qui a fait des heureux avec sa reproduction à l'échelle 1/43e distribuée par le fabricant de véhicules miniatures lyonnais Norev. Les photos que nous vous ci-dessous représentent une réplique de la voiture qui a servi au modèle. En effet, la version originale présentait un Pif beaucoup moins flatteur que celui-ci....

Sur les traces de Corto (6) : "L’or du Contesté"

Jean-Maurice Durand est un véritable globe-trotter des temps modernes, il parcourt le monde pour son travail et, en guise de carte postale, il nous ramène un reportage sur les traces de Corto Maltese... Il nous revient cette fois-ci du Brésil et nous propose de nous immerger dans l'univers de Corto Maltese cotoyant des mauvais garçons dans ce que l'on pourrait appeler "l'enfer au paradis"... Si vous découvrez les articles de Jean-Maurice Durand pour la première fois, nous vous conseillons de lire les trois autres reportages, histoire de vous plonger dans l'univers de Corto : Sur les traces de Corto (1), Sur les traces de Corto (2) , Sur les traces de Corto (3) et Sur les traces de Corto (4).

Sur les traces de Corto (6) : L’or du Contesté

 

A l’occasion de l’une de ses nombreuses chasses au trésor, Corto Maltese accosta à l’extrême nord du Brésil, dans ce qui est encore aujourd’hui l’un des états les plus mal connus du pays (cf. "l’Aigle du Brésil", Pif-Gadget n° 75). Nous voici donc transportés au cœur de l’Amapa, la Guyane brésilienne, quelque part entre l’Oyapock et les bouches de l’Amazone. Lorsque Corto débarque dans les environs de l’île de Maraca, ce territoire émerge à peine d’une histoire chaotique, marquée par la fièvre de l’or et les luttes d’influence entre les puissances coloniales, puis, finalement, entre la France et le Brésil indépendant. C’est une partie de cette histoire, étrange et quelque peu oubliée, que je me propose d’évoquer ici.

Macapa, la capitale de l’Amapa est également un important port fluvial et maritime. S’il ne possède pas les capacités de Belém, il n’en constitue pas moins la porte d’entrée principale pour remonter l’Amazone. De nombreux bateaux fluviaux le quittent chaque jour pour voguer vers des destinations aux noms chargés de rêve comme Santarem ou Manaus.

Lorsque Corto, Steiner et Tristan arrivèrent sur ces côtes sauvages vers 1916, le statut du territoire venait juste d’être clarifié sur le plan diplomatique, grâce à l’intervention de… la Suisse. Bien des péripéties, souvent liées à l’or, conduisirent à ce surprenant dénouement.

Pendant très longtemps, à compter du règne de François 1er, Français, Anglais et Hollandais s’évertuèrent à rattraper leur retard dans la colonisation de l’Amérique du Sud. S’ils ne pouvaient guère espérer rivaliser avec les Espagnols et les Portugais, ils tentèrent cependant de s’implanter fermement sur le plateau des Guyanes. Les Français fondèrent Cayenne en 1637 et entreprirent aussitôt d’étendre leur territoire vers l’est, contre les visées territoriales portugaises. Le traité d’Utrecht mit un terme provisoire à cette course à l’Amazone et trancha en faveur des Portugais qui se virent attribuer en 1713 les territoires situés à l’est d’un fleuve baptisé « Japock ». Ce petit mot, glissé dans le texte diplomatique, empêcha toutefois l’entrée en vigueur effective du traité. Les connaissances géographiques de l’époque, très lacunaires, laissaient en effet planer de sérieux doutes sur l’identité réelle de ce fleuve. Pour les Français, le Japock correspondait au canal nord du delta de l’Amazone et pour les Portugais, il s’agissait bien évidemment de l’Oyapock (le fleuve qui marque la frontière actuelle entre la Guyane et le Brésil).

Lorsque survint l’indépendance du Brésil, en 1822, la confusion était totale et les territoires compris entre les deux fleuves n’étaient plus désormais désignés que par le terme évocateur de « Contesté franco-brésilien », ou, plus simplement, « Contesté ». Le Contesté devint de fait une sorte de zone neutre, où les gouvernements français et brésiliens n’intervenaient que pour régler des questions de justice regardant leurs ressortissants respectifs. Mais le vieux mythe de l’Eldorado vint bouleverser ce fragile équilibre. La découverte d’or dans la région de l’Approuague vers 1850 provoqua une ruée sans précédent vers le métal précieux et attira de nombreux aventuriers. Trouvant leur place dans la confusion qui régnait alors dans le Contesté, certains allèrent jusqu’au bout de leur démesure. Jules Gros, un journaliste inconnu, membre de la Société de Géographie tenta ainsi d’y créer une république indépendante.

Sa vie commença à basculer lorsque le gouvernement français le nomma secrétaire d’état pour le développement de l’économie guyanaise en 1883. Dans le Contesté, un système de capitaineries sans existence légale s’efforçait de régler les affaires courantes. Français et Brésiliens s’accordaient tacitement pour les laisser se charger de faire régner un semblant d’ordre dans ce creuset bouillonnant. L’un de ces « capitaines », Trajano Benitez régnait sur la zone de Counani. Bien que brésilien, il embrassait la cause de la France, avec le soutien de la population, majoritairement noire et donc hostile au Brésil où l’esclavage perdurait. Les Brésiliens fomentèrent plusieurs rébellions contre Trajano Benitez que la France se garda prudemment de secourir.

Entre temps, Jules Gros avait rencontré un aventurier véreux, nommé Jean Guigues qui prétendait avoir découvert des mines d’or en Guyane. Avec un troisième larron, Paul Quartier, un Suisse que la fièvre de l’or avait également égaré sous ces latitudes, ils fondèrent une compagnie d’exploitation, dont Jules Gros fut nommé secrétaire. Ils s’établirent à Counani, un village perdu sur la côte du Contesté, entre la baie de l’Oyapock et l’embouchure du fleuve Araguari. Rapidement, ils se lièrent avec Trajano Benitez et Quartier épousa même la fille d’un de ses lieutenants. Les compères poussèrent Benitez à créer un nouvel état indépendant, à partir duquel ils espéraient vendre en France des actions dans des mines d’or imaginaires. La République de Counani fut proclamée en 1886. Eclipsant quelque peu Benitez, Jules Gros, qui résidait en France, devint président du nouvel état. Il nomma Guigues président du Conseil et Quartier ministre des travaux publics. La République de Counani émit des timbres, battit monnaie et se dota d’un drapeau national. Jules Gros se démena pour faire reconnaître son état, rencontrant essentiellement la franche hostilité du Brésil et l’indifférence, teintée de perplexité, de la France. La bonne société parisienne se gaussait : ne disait-on pas que la république de Counani était limitée à l’est par le faubourg Montmartre, à l’ouest par la rue Drouot, au sud par le théâtre des Variétés et au nord par le café de Madrid, lieux probables de villégiature du président Jules Gros ?

Jules Gros, le pathétique et éphémère président de la république de Counani.

Mais la discorde ne tarda pas à s’installer entre les différents protagonistes. La vantardise de Guigues lors de ses séjours en France ne manqua pas d’attirer l’attention des autorités françaises sur cette étrange république. Puis des divergences plus graves surgirent. Guigues, pour rattraper ses impairs, prétendit que Counani n’était qu’une colonie libre, associée à la France, laquelle, pour ménager le Brésil, déclara cette prétendue république nulle et non avenue. Jules Gros persista et proclama une nouvelle fois la république, changeant de drapeau pour l’occasion. Il bannit Quartier, mais se heurta à Trajano benitez qui s’affirmait désormais contre une indépendance qu’il devinait chimérique. Gros et Guigues tentèrent une dernière fois d’escroquer quelques hommes d’affaires naïfs, mais leurs agissements sonnèrent le glas de l’éphémère état de Counani.

Jules Gros retourna en France où il mourut en 1891, convaincu jusqu’à son dernier souffle d’être encore président d’une république sud-américaine, gorgée de richesses mirifiques.

Le drapeau de la première république de Counani, qui ne dura que de 1886 à 1887. Prudents, les aventuriers y glissèrent le drapeau français, au cas où…

Le drapeau de la république de Jules Gros (1887 – 1891).

A partir de 1894, les évènements se précipitèrent dans le Contesté. La découverte d’or dans la région de Calçoene, relança la rivalité franco-brésilienne. Les Brésiliens voulurent empêcher les Français d’exporter le métal précieux vers Cayenne. Un dénommé Francisco Xavier de Veiga Cabral créa un gouvernement d’Amapa lié au Brésil et englobant les régions de Counani et de Calçoene. Les nouvelles autorités arrêtèrent Trajano Benitez et hissèrent le drapeau brésilien sur l’ensemble du Contesté. Le gouverneur Charvein de Guyane envoya un contingent pour libérer Bénitez et renverser Cabral. L’opération tourna au désastre et la France commença à lâcher prise. Le Brésil en profita pour lancer une offensive diplomatique et en appela à l’arbitrage de la Suisse.

Quelques années avant le passage de Corto Maltese, les tenants d’un état libre de Counani s’étaient dotés d’un drapeau (1904 – 1912).

 

L’aigle allemand s’invita sur les côtes de l’Amapa pendant la première guerre mondiale. Ce littoral mal connu, arrimé de fraîche date au Brésil, offrait en effet de nombreuses caches aux croiseurs auxiliaires et aux sous-marins du Kaiser qui faisaient la chasse aux navires de commerce brésiliens.

Après la valse des oriflammes dans les siècles passés, le drapeau brésilien flotte désormais sans contestation sur l’Amapa.

A partir de 1943, l’Etat fédéral a administré directement l’Amapa pendant de nombreuses années (le statut d’état de plein exercice ne lui a été accordé que très récemment, en 1988). L’armée a joué un rôle de premier plan dans sa gestion, notamment à l’époque de la dictature, et la marine, dont on voit ici l’un des vaisseaux de guerre dans le port voisin de Belém, continue de veiller jalousement sur ses côtes. Sa présence avait déjà fortement perturbé les projets de Corto Maltese. Mais elle ne semble pas pouvoir décourager quelques rêveurs de ce début de XXI e siècle. Dans certains cercles parisiens, on prétend en effet que l’état de Counani a été abusivement aboli et des émules de Jules Gros se proclament encore citoyens en exil de cette république fantôme

Malgré l’intervention d’éminents géographes français, la Confédération Helvétique trancha en faveur du Brésil et reconnut l’interprétation portugaise du traité d’Utrecht, identifiant le « Japock » avec l’Oyapock et fixant ainsi à ce fleuve la limite orientale des possessions françaises. Le rêve de la République de Counani semblait avoir vécu. Pourtant, quelques années plus tard, un autre aventurier français, Adolphe Brezet, se prétendit président de l’Etat libre de Counani, émit à son tour des timbres et choisit un nouveau drapeau, inspiré de celui de Jules Gros. Le nouveau « président », dont le « règne » dura de 1904 à 1912, se distingua surtout par ses nombreuses malversations et finit par disparaître du devant de la scène.

Au sortir de cette histoire mouvementée, il n’est pas surprenant qu’au cours de la première guerre mondiale, l’aigle allemand ait cherché quelques caches pour ses bateaux pirates, sur les côtes couvertes de mangrove d’un territoire encore mal arrimé à l’immense Brésil. Le Brésil resta neutre au cours des premières années du conflit, mais il fournissait aux alliés des matières premières vitales comme le caoutchouc pour les pneus des véhicules militaires. L’Allemagne réagit donc en attaquant les navires brésiliens à l’aide de croiseurs auxiliaires et surtout de sous-marins. Les relations diplomatiques entre les deux pays se tendirent à partir d’août 1917. En octobre, le Brésil déclara la guerre à l’Allemagne. Il envoya des navires sur les zones de combat et soutint l’effort de guerre en intensifiant ses envois de nourriture et de matières premières.

Pendant et après le conflit, le territoire du Counani fut incorporé à l’état voisin du Para, sous le nom de Région de l’Araguari, situation transitoire qui dura jusqu’en 1943.

 

Pourtant, n’en déplaise aux rêveurs, de nos jours l’Amapa est un état à part entière de la fédération brésilienne. L’un de ses sénateurs actuels, José Sarney, est un ancien président de la république, en même temps qu’un écrivain talentueux. L’une de ses œuvres majeures, Saraminda, du nom d’une belle créole aux yeux pailletés d’or, incarnation sensuelle de tous les fantasmes relatifs au métal jaune, raconte de manière flamboyante la ruée vers l’or dans l’ancien Contesté. Mais, malgré les poussées de fièvre de l’or successives, l’Amapa reste l’un des territoires les plus pauvres du Brésil. L’unique route qui le traverse du nord au sud ne comporte encore que de rares tronçons goudronnés et

les attaques de brigands y sont fréquentes. L’extraction de manganèse, la pêche le long des côtes couvertes de mangrove, une maigre agriculture et l’activité portuaire de Macapa constituent l’essentiel des activités économiques.

La véritable richesse de l’Amapa est de celles qui se monnayent difficilement. Sa biodiversité, forêts, mangroves, et zones humides, fait oublier les galions chargés d’or qui ont tant fait rêvé Corto. Il aurait d’ailleurs bien du mal à débarquer aujourd’hui sur l’île de Maraca. Elle constitue en effet le prolongement maritime d’une vaste zone protégée, parsemée de lacs et de vasières, dédiée à la préservation de l’environnement. L’île elle-même est une station d’études biologiques fermée au public. Mais peut-être que la présence de galions engloutis n’est pas étrangère à une réglementation aussi stricte…

L’île de Maraca doit vraisemblablement son nom à une population amérindienne qui habitait la région correspondant à l'actuel Amapa entre 1400 et 1700. Les Maracas sont surtout connus par leurs curieuses urnes funéraires figurant des créatures en érection, les mains posées sur les genoux. L’île abrite des marais de palétuviers, de denses forêts tropicales de palmiers amazoniens et des espèces menacées telles que des caïmans, des flamants, des singes, des paresseux, des lamantins et des loutres de rivière.

 

Quelques spécimens de la riche biodiversité des côtes de l’Amapa : le serpent corail, que Corto aura la malchance de mieux connaître dans « Fables et Grand-pères », l’iguane, le paresseux, le caïman noir.

Jean-Maurice Durand

Un dessin animé Pif

Qui ne s'est pas amusé à faire son dessin animé avec les pages d'un Pif Poche ? Quelques "dessins animés" avaient été proposés dans certains numéros sous la forme de flip-book. Aujourd'hui ces dessins animés sont repris par les internautes qui les modernisent pour notre plus grand bonheur...

C'est le cas de Léo qui nous a envoyé régulièrement ces Gifs animés, aujourd'hui celui qui nous propose est issu du Pif Poche n°101.

Pour le plaisir, voici les précédentes réalisations de Léo :

 

 

Superpolo sur le forum a travaillé lui sur les "200 mètres haies" animation parue dans le Pif poche n°173...

Pour finir, voilà une animation que l'on doit à Mircea Arapu issue de dessins d'Arnal.

Teddy Ted, l'album attendu

4ème et 1ère de couverture de l'album paru aux éditions Hibou

Le premier album de Teddy Ted est - enfin - sorti à l'occasion du salon international d'Angoulème 2006 ! Les éditions Hibou ont eu la bonne idée de remettre à l'honneur les aventures de ce cow-boy dont les aventures sont nées dans l'hebdomadaire Vaillant en 1963...

Ce personnage n'avait jamais connu jusque là les honneurs de l'album cartonné, seules les éditions du Fromage avaient publié en 1979 un album souple de 54 pages "La diligence de la haine". De leur côté, les éditions Vaillant laissèrent le personnage au stade de publications en album brochés souples. Ce fut tout d'abord un album en supplément Vaillant en 1964, agrafé sur le numéro 1022 dans un format à l'italienne de 30 pages en noir et blanc.

album agrafé de 30 pages en supplément au numéro 1022 de Vaillant

Puis en avril 1973, une publication trimestrielle prit le nom de "Teddy Ted" le temps de 8 numéros de 98 à 66 pages. Un neuvième album fut annoncé mais jamais paru...

Teddy Ted trimestriel n°1 (avril 1973)
Teddy Ted trimestriel n°4 (janvier 1974)
Teddy Ted trimestriel n°8 (décembre 1974)

Enfin, ce sont les éditions Jeunesse et Vacances qui, en 1977, éditent un bimestriel de 66 pages en noir et blanc avec couverture couleur et proposant deux récits complet dans chaque numéro. 6 numéros ont vu le jour jusqu'à la fin de l'année 1977 et ce sera la dernière fois que Teddy Ted apparaîtra dans une publication...

Teddy Ted trimestriel n°1 (février 1977)
Teddy Ted trimestriel n°3 (juin 1977)
Teddy Ted trimestriel n°6 (décembre 1977)

En 1979, ce sont les éditions du Fromage qui éditèrent le premier - et pendant longtemps le seul - album du personnage de Teddy Ted. Il aura donc fallu attendre quelques 43 ans entre la première publication de cette série (imaginée par Jacques Kamb au scénario et Francisco Hidalgo au dessin puis repris par le célèbre duo Lécureux-Forton) et la parution de cet album cartonné digne de ce nom.

Ne gachez donc pas votre plaisir et précipitez vous sur cet album qui n'a été tiré qu'à 1 500 exemplaires pour le plus grand bonheur des amateurs.

Pour plus d'informations sur Teddy Ted, nous ne pouvons que vous conseiller de visiter le site de Christian Potus qui a réalisé là un véritable musée virtuel : http://teddyted.free.fr/

Mariano Alda a contacté Jean-François Lecureux qui nous a apporté quelques informations sur cet album :

"
Gérald Forton a été séduit par ce jeune éditeur belge et passionné. Ce dernier m'a sollicité pour une réédition en cartonné souple sur un épisode (le premier fait par Forton), à savoir : " Le triangle 9" ! Une sorte de collector pour le moment car imprimé à seulement 1500 exemplaires ! si cela fonctionne, nous en referons d'autres (au moins 4 de plus). Cet album existe aussi en 150 exemplaire en version luxe."

Docteur Justice en intégrale !


Autre personnage à retrouver le chemin des bacs des libraires : le non moins célèbre médecin volant : Benjamin Justice ! Cela faisait longtemps que les éditions de Toth nous la promettait, la voilà enfin disponible : l'intégrale de Docteur Justice !

Ce premier album compte plus de 200 pages en noir et blanc avec une couverture souple couleurs munie d'un rabat. Et dès ce premier tome, les amateurs sont gâtés : vous y trouverez les premiers essais de Christian Gaty au dessin ! Nous devons la présence de ces cases à Daniel Linières, fan du personnage qui a retrouvé ces essais et a tenu à en faire profiter les lecteurs de l'intégrale en les proposant tout naturellement à l'éditeur.

ce volume contient 10 histoires qui sont les suivantes :

La préface est signée par François Corteggiani. Rappelons qu'il avait repris le scénario de la nouvelle série des aventures du célèbre justicier dans Pif-Gadget version 2004 avec au dessin Emmanuel Barrison.

Si vous cherchez le meilleur de Pif-Gadget, voici déjà 200 pages pour le prix modique de 18 €.

Si vous voulez en savoir plus sur ce personnage, reportez-vous aux pages parues sur le site :

Rahan consacré par Leblon-Delienne !

photo ©Leblon-Delienne
photo Laurent Alais

Laurent Alais nous a fait parvenir ces informations qui ravira tous les lecteurs de Rahan.

Les amateurs des statuettes Leblon-Delienne connaissent bien la philosophie de la maison, ici on travaille par passion. Marie Leblon nous l'avait confié : "je choisis mes personnages par passion". On peut donc saluer la performance du célèbre personnage de Roger Lécureux et d'André Chéret davoir réussi à se hisser au panthéon de la collection de sculptures réalisées par l"atelier Leblon-Delienne. En effet, une magnifique statuette de 26 cm sera disponible à la fête des parents en tirage limité : 777 exemplaires seulement. Son prix ? Il est de 150 euros et un document d'authenticité est fourni comme il est l'usage.

Pour en savoir plus sur cette statuette : http://www.leblon-delienne.fr/fr/html/nouveautes_actualite/new_rahan.htm

Rahan peut lever les bras au ciel, sa sculpture est particulièrement réussie. Il ne reste plus qu'à espérer que cette première statuette issue de l'univers de Pif ne sera pas la dernière...

Napoléon selon Raymond Poïvet

extrait de la 1ère page de couverture du n°30 de l'Audacieux du 8 septembre 1941

Marc Rouchairoles est un fervent amateur de l'oeuvre de Raymond Poïvet, dénichant sans cesse de nouvelles planches méconnues du maître. Aujourd'hui, il nous propose deux illustrations d'épisodes de la vie de Napoléon...

Nous sommes en septembre 1941, Raymond Poïvet est un jeune dessinateur, il publie aux éditions Mondiales en pleine page de couverture de L'Audacieux la vie du jeune lieutenant Napoléon Bonaparte sur des textes d'Henri d'Alzon. Pas facile de déceler là tout le talent de celui qui s'illustrera quelques années plus tard avec les Pionniers de l'Espérance...

1ère page de couverture du n°30 de l'Audacieux du 8 septembre 1941

A noter que dans ce même numéro, Raymond Poïvet illustre aussi une adaptation de Christophe Colomb...

"Christophe Colomb" par Raymond Poïvet dans le n°30 de l'Audacieux du 8 septembre 1941

Quelques années plus tard, Raymond Poïvet se replonge graphiquement dans la vie de l'empereur à l'occasion de 6 planches pour un journal publicitaire bien connu et recherché pour la qualité de ses auteurs : Total Journal. C'est dans le numéro 22 d'août 1969, que sont proposées ces 6 pages sur la 1ère campagne de Napoléon.

planches 1 et 2 issues de Total Journal n°22 d'août 1969

planches 3 et 4 issues de Total Journal n°22 d'août 1969

planches 5 et 6 issues de Total Journal n°22 d'août 1969

28 années se sont écoulées entre les 2 versions ; Raymond Poïvet maîtrise son dessin comme en témoigne cette case de fin.

28 ans plus tard, Raymond Poïvet retrouve Napoléon pour Total Journal n°22

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