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Si vous avez manqué la news du 34ème anniversaire : news spéciale anniversaire

26/27-04 - news n°219

Les objets Rahan

Voici ce qu'attendaient les collectionneurs Rahan, un article dans la Vie du Jouet ! Et pas n'importe quel article, puisque sept pages sont consacrées au personnage !

Vous y trouverez de nombreuses photos, fournies par Laurent ALAIS, d'objets, de gadgets, de documents d'archives, ainsi qu'une liste des gadgets parus dans Rahan et Pif-Gadget. Tout ceci devrait vous inciter à vous précipiter pour acheter ce numéro indispensable pour tout collectionneur du personnage créé par Roger LECUREUX et André CHERET.

En vente dans les kiosques au prix de 4,00 euros.

L'histoire de Pif-Gadget : la fin d'un journal (suite et fin)

L'histoire du journal Pif-Gadget comporte certaines zones d'ombres, vous êtes nombreux à nous poser des questions sur la disparition de l'hebdomadaire, nous avons enquêté et nous allons ensemble essayer de remonter le temps afin d'en repérer les évènements marquants...

Nous ne cherchons ni ne tenons à apporter un quelconque jugement, ce dossier ne reprend que des faits qui permettent une meilleure compréhension de l'histoire du journal Pif-Gadget.

La disparition de Pif-Gadget - 3ème partie (1993-1994)

Pif le Journal devient par la suite mensuel en grand format à partir de juillet 1993, et prend le numéro 1249S.

Pif le Journal n°1249S

Pif le Journal n°1250S

Son prix passe à 30F, soit le triple du prix du n°1248 vendu auparavant. Cette publication se poursuit durant 5 mois et 5 numéros jusqu'au mois d'octobre 1993.

Pif le Journal n°1251S de septembre 1993

Pif le Journal n°1252 d'octobre 1993

Il faut noter l'étrange numérotation avec un 'S' du n°1249S, 1250S et 1251S, cette lettre qui pourrait signifier "Spécial" disparaît en octobre 1993. Cela coïncide avec la sortie d'une nouvelle publication, qui est parue, visiblement, en parallèle avec Pif Découverte (si on se reporte aux dates de dépot légal).

Le premier numéro de cette nouvelle-ancienne formule mensuelle, comporte un journal et un gadget. Pardon, il faut dire un "cadeau" pour ne pas utiliser le terme de "gadget". Ce "Pif-Cadeau" revient à la source et axe tout son éditorial, complété par le cadeau, à la nature et à la vie. Pour s'en convaincre, le premier Pif-Découverte offre les Artémia Salina dans deux éprouvettes de verre, la première comprenant les descendants des Pifises et le second la nourriture. Ce numéro 1 résume à lui seul tout les meilleurs numéros de Pif-Gadget orientés sur "le journal de la vie".

Pif le Journal n°1253 de novembre 1993

Pif découverte n°1 d'octobre 1993

Pif Découverte connaîtra trois numéros qui paraîtront d'octobre 93 à janvier 1994 mais sans l'assurance que le n°3 soit effectivement sorti en kiosque ! Etant donné le dépôt légal de janvier 1994, et le fait que nous n'avons jamais retrouvé ce numéro en état neuf avec son gadget (à l'inverse des deux premiers), nous pensons que ce numéro n'a jamais été distribué et que les quelques numéros qui circulent, sont issus de stocks d'imprimeurs ou de stockage des éditions Scandédition. Celle-ci aurait cessé toute parution à la fin de l'année 1993.

Pif découverte n°2 de novembre 1993

Pif découverte n°3 de janvier 1994

Après les Artemia Salina du n°1, c'est au tour d'un autre grand classique du gadget : donner vie à un arbre, avec le "vrai sapin à planter". Le cadeau du numéro 3 devait être le "restaurant des oiseaux", un gadget écologique déjà utilisé dans Pif-Gadget n°412 du 4 février 1977. Sur sa couverture, "le journal de la vie" fait son apparition sous le logo de Pif-Découverte, la formule semblait lancée...

La liquidation de ces éditions se retrouve dans les journaux de l'époque, Frédéric NAIZOT a écrit dans Le Parisien du 16 mars 2001 : "Il devait être le sauveur du magazine “Pif Gadget”, et plus largement du groupe Messidor, appartenant au Parti communiste, racheté en 1992 pour 4,4 millions de francs. Mais Jacques W., la quarantaine, aura finalement enterré le célèbre chien et les diverses sociétés du groupe de presse PC en grande difficulté. [...] A l'agonie, le groupe éditait Pif Gadget, mais aussi Miroir du cyclisme, des revues à caractère social - certaines liées à la CGT -, gérait le Club du livre Diderot, qui a déposé son bilan en juillet 1992. Au compteur : 20 millions de perte officiellement, le vrai chiffre tournant autour de la centaine."

Il est évidemment difficile de savoir si oui ou non Pif-Gadget aurait pu être remis à flot, si l'hebdomadaire aurait pu retrouver un public, le débat reste ouvert. Le journaliste précise dans son article que "Son avocat s'est attaché à démontrer l'honnêteté de son client, “ un capitaine d'industrie qui a pris des risques. Mr W. n'a pas gagné un centime, même pendant la durée de l'activité. Aujourd'hui, il n'a plus rien. ” Selon lui, c'est un capitaine qui s'est heurté à des pratiques qu'il n'avait pas envisagées, faute de connaissance du milieu de la presse. Alors, a expliqué l'avocat, “ il a sombré ”." (Frédéric NAIZOT dans Le Parisien du 16 mars 2001).

Dans Le Monde du 11 mai 1994, un article annonce "la deuxième mort de Pif" : "Le tribunal de commerce de Pontoise (Val-d'Oise) a en effet ordonné, lundi 9 mai, la mise en liquidation judiciaire de Scandéditions, ainsi que celle de l'imprimerie Scandipress. Anciennement baptisé Messidor et Vaillant-Miroir-Sprint, ce groupe proche du Parti communiste a déjà subi une première liquidation judiciaire, il y a un an et demi. Il avait été racheté, avec la bénédiction du PCF, par Jacques-Henri W., un homme d'affaires versé dans l'immobilier."

Voilà les faits tels que nous avons pu les suivre à travers les journaux, en espérant avoir un jour un peu plus de précisions sur cette période, à travers des témoignages d'anciens collaborateurs du journal.

Nous renouvelons à cette occasion notre invitation auprès des "anciens" de Pif-Gadget pour leur demander de nous contacter pour nous aider à reconstituer le puzzle.

25-04 - news n°218

Ailleurs

Voici une affiche pour la "fête des gamins de Paris" qui a eu lieu le 9 avril 1961 à Montreuil. Ce dessin a été réalisé par Jacques KAMB, le dessinateur des célèbres "Couik" et "Dicentim". Au fait c'est quoi la fête des gamins de Paris ?..

L'histoire de Pif-Gadget (3ème partie)

Vous pourrez retrouver demain, la suite et fin du dossier sur la disparition du journal Pif-Gadget. Ne manquez pas ce rendez-vous !

L'actualité des gadgets

Cette nouvelle rubrique traitera de la vie des gadgets, à travers les différentes publications ou marques commerciales qui distribuent des "gadgets" en cadeau.

Aujourd'hui nous effectuons un retour sur l'objet de prime offert dans le Picsou Magazine n°375 du mois d'avril 2003. Le cadeau initialement prévu devait être "la pieuvre Yo-yo", mais en retournant le magazine, une surprise inattendue attendait les lecteurs, la pieuvre avait disparue...

Que s'est-il passé ? La couverture annonçait ce cadeau mais un papillon volant expliquait les raisons de l'absence de ce cadeau, une interdiction avait été prononcée, dans le journal officiel du 27 mars 2003, à l'encontre de ce type de jouet. La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes) a donc considéré que la pieuvre en matière gluante offerte dans Picsou Magazine entrait dans le cadre de cette interdiction. Cet arrêté intervient suite à de nombreux accidents qui ont failli coûter la vie de jeunes enfants suite à l'utilisation de ce type de yoyo très en vogue dans les cours de récréations.

Le texte de loi est clair, et résume cette interdiction :

"Considérant l'accident survenu à un enfant de 9 ans qui a failli s'étrangler en jouant avec un jouet de type yo-yo se présentant comme une « boule à picots », et qui n'a pu être dégagé et sauvé que grâce à l'intervention de deux adultes ; considérant que ce jouet constitué d'une matière colorée très élastique, qui se présente sous la forme d'un cordon pouvant s'étirer de manière très importante, doté à une extrémité d'une boule plastifiée emplie d'un liquide et à l'autre d'un anneau dans lequel on peut passer un doigt est notamment commercialisé sous les dénominations « water ball », « yo-yo ball » et « tape ball hérisson » ; considérant qu'en faisant tournoyer le jouet au-dessus de sa tête, notamment si l'enfant baisse les bras en continuant à faire tourner le lasso, il a été vérifié que l'élastique peut s'enrouler autour de son cou et la boule se bloquer. Dans ces conditions, l'élastique ne peut plus se dérouler en bout de course, ce qui empêche la circulation sanguine et partiellement la respiration ; considérant que, du fait de l'adhérence de l'élastique sur la peau, l'enfant ne peut se dégager de l'enroulement ; considérant qu'il en résulte que le risque de strangulation dû à l'enroulement de l'élastique autour du cou est plausible et reproductible ;

Arrêtent :

Sont suspendues pour une durée d'un an à compter de la publication du présent arrêté l'importation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux des jouets de type yo-yo constitués d'une matière colorée très élastique, qui se présentent sous la forme d'un cordon pouvant s'étirer de manière très importante, doté à une extrémité d'une boule plastifiée emplie d'un liquide et à l'autre d'un anneau dans lequel on peut passer un doigt." (extraits du Journal Officiel du 27 mars 2003)

exemple de yoyo incriminé
papillon volant jeté dans le
Picsou Magazine n°375

Ainsi, étant donné la date très tardive à laquelle est intervenue cet arrêté, la rédaction du mensuel n'a pas eu le temps de programmer un nouveau cadeau et surtout de modifier le journal lui-même. En guise de "gadget de remplacement", un magazine Disney a été offert (un Mickey Jeux par exemple).

La mésaventure de ce gadget rappelle la difficile tâche et responsabilité de concevoir des objets destinés à être utilisés par de jeunes enfants, les exemples dans Pif-Gadget sont nombreux et nous aurons l'occasion de revenir sur certains gadgets. Rappelons aussi que la matière gluante a aussi été utilisée comme matière première pour de nombreux gadgets de Pif, citons pour mémoire les numéros 1133, avec une main de martien dont on se sert de fronde, une autre plus agressive dans le n°1212 et enfin une simple balle glumolle dans le Pif-Gadget n°1150.

Pif-Gadget n°1133
Pif-Gadget n°1150
Pif-Gadget n°1212

24-04 - news n°217

Les objets Pif

En feuilletant le Pif-Gadget n°322, vous découvrirez cette publicité pour des tee-shirts "Pif" vendu auprès d'un célèbre catalogue de VPC : La Redoute. Ce numéro étant paru au milieu de l'année 1975, nous pouvons donc ajouter à nos listes de recherche ces trois tee-shirts : "Pif et Hercule dansant", "Pif et Hercule marchant côte à côte" et les superbes "cases d'une aventure de Pif" de 1975.

L'histoire de Pif-Gadget : la fin d'un journal 1993-1994 (2ème partie)

L'histoire du journal Pif-Gadget comporte certaines zones d'ombres, vous êtes nombreux à nous poser des questions sur la disparition de l'hebdomadaire, nous avons enquêté et nous allons ensemble essayer de remonter le temps afin d'en repérer les évènements marquants...

Nous ne cherchons ni ne tenons à apporter un quelconque jugement, ce dossier ne reprend que des faits qui permettent une meilleure compréhension de l'histoire du journal Pif-Gadget.

La disparition d'un journal - 2ème partie (1993-1994)

1993-1994

Pif-Gadget n°1223 (le dernier gadget en plastique)
Pif-Gadget n°1224 (gadget en carton)

Malheureusement pour le journal, il faut se rendre à l'évidence, le gadget revient cher et il faut s'en séparer. Très rapidement, le gadget plastique disparaît au profit du gadget en carton comme "la couronne des rois" (Pif-Gadget n°1224) et les cinq parties du livre "Perdu en Laponie" de Peter HALLARD.

Pif-Gadget n°1225 ("Perdu en Laponie" 1ère partie)

Pif-Gadget n°1226 ("Perdu en Laponie" 2ème partie)

Ce gadget se compose de cinq parties à rassembler dans un coffret offert dans le n°1226. Il est inutile de préciser que le roman a été édité aux éditions Messidor.

Pif-Gadget n°1227 ("Perdu en Laponie" 3ème partie)

Pif-Gadget n°1228 ("Perdu en Laponie" 4ème partie)

C'est ainsi que s'achève la belle histoire de Pif-Gadget avec sa formule "et son gadget surprise" avec le n°1229 paru en février 93. Ce numéro offrait la cinquième partie du roman déjà commencé depuis le n°1225.

Pif-Gadget n°1225 (le roman "Perdu en Laponie" 1ère partie)

Pif-Gadget n°1226 (le roman "Perdu en Laponie" 2ème partie)

Le journal connaît alors son plus sérieux changement de formule et devient Pif le journal au n°1230 à la mi-février 1993, tout en restant hebdomadaire, il abandonne le gadget et cela lui permet d'arborer un prix de vente de 10F. Le premier numéro est recentré sur le personnage fétiche des éditions Vaillant, Pif le chien, avec une réédition de bandes dessinées d'ARNAL. Les bandes dessinées sont moins nombreuses, Pif, Hercule, Supermatou, Cogan de Christian GATY ou encore Docteur Justice se partagent les pages BD durant cette période de transition.

La formule tiendra jusqu'au numéro 1248 du mois de juin 1993.

A suivre...

23-04 - news n°216

Les cases de POÏVET

Voici une case issue directement d'une planche originale d'un récit sans texte de Raymond POÏVET. Elle nous a été envoyée par un passionné de ce dessinateur, Marc ROUCHAIROLES, le réalisateur du documentaire sur l'histoire de Pif-Gadget que nous aurons l'occasion de retrouver prochainement dans Pif-Colection. Ce dessin a été réalisé en 1965 et l'histoire dont elle est issue aurait pu paraître dans la nouvelle formule de Vaillant le Journal de Pif, car celle-ci comportait exactement 12 pages. Marc nous précise que le dessin a été réalisé à la plume, au feutre (plutôt sec) et au stylo bille.

Documents audiovisuels

Dans le cadre des objets Rahan, il existe un document assez intéressant qui fait référence aux techniques de création d'une bande dessinée. Celui-ci est à caractère pédagogique et a été élaboré pour être utilisé comme matériel scolaire. Ces Dossiers Pédagogiques Audiovisuels nous intéressent car un de ces dossiers concerne Rahan, à travers les interviews de Roger LECUREUX et d'André CHERET. Intitulé "comment on fait une bande dessinée", il contient des diapositives, un livret, des disques vinyles souples avec les interventions des auteurs illustrant leur travail autour du personnage de Rahan.

Au risque de fâcher certaines personnes, nous vous signalons que cet objet est accessible sur un site de ventes aux enchères jusqu'à demain...

Docteur Justice et l'Oncle Richard (suite)

Dans le n°160 de Pif-Gadget du 13 mars 1972, paraissait un édito de Richard MEDIONI nous racontant la génèse du personnage. A travers différentes récentes news, nous avons retranscrit ces éditoriaux qui nous ont permis d'en savoir un peu plus. Aujourd'hui nous vous proposons celui du Pif-Gadget numéro 170, la suite de cette véritable histoire, avec plus ou moins de romance.

Vous en souvenez-vous ?

"Donc, de la rédaction du journal, le personnage de Justice passa à l'atelier du dessinateur. Il fallait qu'il prît corps, visage, allure et âme...
« Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage... »
Et cent fois notre ami Marcello dut méditer le sage conseil de Boileau. Nous lui avons donné quinze jours pour modeler Justice. Croyez-le, ce ne fut pas une petite affaire. Pendant ces deux semaines nous le convoquâmes chaque jour, nous le harcelâmes par téléphone, nous lui fîmes subir tout un martyre. Seigneur quelle aventure ! Et quels singuliers dialogues !
- Ho, Marcello, tout va bien... Ça marche !
- Humm, ça piétine plutôt... Je déchire... Je déchire...
- Mais le héros prend forme...
- Boof ! C'est pas tout à fait cela...
- Mais encore... Nous t'avions pourtant dit...
- Dire est une chose... Créer une autre...
- Mais Justice, tu l'as bien en tête ?
- En tête oui, mais pas au bout du pinceau... Je ne suis pas content. Le regard, la coiffure et un je ne sais quoi dans la démarche...
- C'est grave alors ?
- Le style c'est l'homme. Je dois trouver le style... Je dois... Je dois...
- Evidemment...
- Quoi évidemment ? J'en perds le boire et le manger. Je passe des nuits blanches... Il me tuera, Justice...
- Dors ! L'inspiration vient en dormant...
- Dormir ! Facile à dire. Il me poursuit en rêve... Il me secoue. Il m'arrache du lit... Drôle de docteur !
- Courage mon vieux, tiens-bon... Tu t'en sortiras...
Il s'en sortit avec cinquante feuilles de papier, un demi-litre d'encre de Chine, quinze pinceaux, quatorze tubes d'aspirine et trois kilos de moins.
Le personnage de Justice avait enfin son style..."

A suivre...

22-04 - news n°215 - Spéciale histoire de Pif-Gadget

Ce week-end de Pâques nous permettant de souffler un peu, nous vous proposons aujourd'hui une spéciale sur l'histoire du journal. Nous avions un peu laissé de côté la rubrique des "périodes de Pif-Gadget", nous vous livrons aujourd'hui la première partie d'un dossier sur la disparition de l'hebdomadaire Pif-Gadget. Vous nous l'avez demandé, nous l'avons fait.

L'histoire de Pif-Gadget

L'histoire du journal Pif-Gadget comporte certaines zones d'ombres, vous êtes nombreux à nous poser des questions sur la disparition de l'hebdomadaire, nous avons enquêté et nous allons ensemble essayer de remonter le temps afin d'en repérer les évènements marquants...

Nous ne cherchons ni ne tenons à apporter un quelconque jugement, ce dossier ne reprend que des faits qui permettent une meilleure compréhension de l'histoire du journal Pif-Gadget.

La disparition d'un journal - 1ère partie (1985-1992)

1985-1986

Il faut remonter à l'année 1985 pour commencer à entrevoir des signes de fragilité, le tirage du journal a subi un net recul, 235 000 exemplaires, la baisse inquiète.

Face à cette crise, un rapprochement est fait avec "les éditions Messidor", les deux sociétés se regroupent au sein des mêmes locaux, la rédaction de Pif-Gadget quitte le berceau historique de la rue La Fayette pour déménager dans la rue du Faubourg Poissonnière.

Parallèlement à ce changement géographique, la formule du journal perd son gadget durant quelques semaines à partir du n°876 au début de l'année 1986.

Le journal connaît une nouvelle formule, la couverture est désormais blanche et son titre devient "Pif". Tout ceci constitua une première sérieuse alerte et alimenta les rumeurs sur la possible disparition de l'hebdomadaire.

Pif-Gadget n°874
Pif-Gadget n°875 (nouvelle formule)
Pif-Gadget n°876 (sans gadget)

A la recherche d'un nouveau souffle, la qualité du journal s'en ressent, les bandes dessinées présentes dans Pif-Gadget se composent en partie de rééditions, d'achats de séries extérieures comme Boule et Bill, Gaston Lagaffe, Lucky Luke, des séries sûres à large public et enfin un tiers seulement de nouveautés originales. L'importance de la télévision demeure un cheval de bataille avec l'achat de séries liées aux dessins animés comme les Transformers et autres séries japonaises.

1991-1992

Les années qui vont suivre ne vont pas voir les choses s'améliorer. En 1991, les chiffres de tirage du journal atteignaient encore 130 000 exemplaires, nous sommes pourtant loin des 400 000 exemplaires des années 70. Cette situation va dégénérer en 1992, où le tirage dégringole à 77 000 exemplaires.

le nouveau logo de Pif à partir du n°1088 le n°1212 dernier numéro de
Pif avant le premier arrêt
du journal en juin 1992

Les raisons peuvent être multiples, on peut imaginer un certain essoufflement dans l'intérêt des lecteurs, les gadgets se répètent, les rééditions de planches se remarquent... Mais peu importe finalement les raisons, le journal est rentré désormais dans un cercle vicieux : les ventes chutent, le journal perd de l'argent, les investissements dans la recherche de nouveaux gadgets et la création de nouvelles séries de BD ne sont plus à l'ordre du jour. Il faut enrayer la chute mais il est déjà trop tard...

En 1992, le dépôt de bilan guette les éditions VMS (Vaillant-Miroir-Sprint). Avec le numéro 1212, du 23 juin 1992, le célèbre hebdomadaire Pif-Gadget s'arrête brutalement. Le groupe est mis en liquidation judiciaire le 27 juillet 1992 avec une perte de 10 millions de francs.

Pif-Gadget n°1213 (1ère version)
Pif-Gadget n°1213 (nouvelle couverture)

Il faudra attendre le mois d'octobre pour voir réapparaître le journal dans les kiosques, avec le numéro 1213 datant du 21 octobre 1992. Ce numéro a connu deux versions différentes, la première correspond au numéro préparé pour la sortie du 30 juin 1992 - qui n'est finalement paru que quatre mois plus tard -, et la deuxième est de circonstance et annonce sur la couverture "le retour". Au passage, vous remarquerez que le gadget ne comporte plus quatre modèles différents de montre "splatch" mais un seul.

Le journal est repris par un homme d'affaires travaillant dans l'immobilier, Jacques-Henri W.. Le plan proposé de reprise devait se traduire par une forte réduction des effectifs (de 220 à 85 salariés), mais les employés du groupe avaient occupé les locaux le 2 septembre, à l'appel de la CGT, afin que le tribunal se prononce rapidement en sa faveur. Il était urgent que le journal reprenne vie et que ses employés retrouvent leur travail. Le tribunal prit sa décision à quelques jours de la Fête de l'Humanité. Jacques W. dirigeait déjà les éditions Messidor émanant du groupe Scanéditions.

Les éditions Messidor sont liées aux éditions La Farandole, une maison d'édition créée en 1955. La Farandole acquiert vite une réputation de qualité. Cette société d'édition s'intéresse particulièrement aux contes étrangers et aux auteurs venus de l'Est. Les auteurs français connaissent également de beaux succès, à l'exemple de Jean Ollivier, Madeleine Girard, Pierre Gamarra, Georges Nigremont, Andrée Clair ou Colette Vivier. En 1978, Messidor, diffuseur de La Farandole, reprend la maison. En 1982, naît le groupe Messidor rassemblant les maisons d'éditions communistes. En 1992, après le désengagement du parti communiste, le groupe Messidor est racheté par Jacques W. et devient Scandéditions. Il est mis en liquidation judiciaire en juillet 1994.

A suivre...

L'histoire de Pif-Gadget continue...

Depuis la disparition du journal, l'aventure de Pif-Gadget continue, d'une autre manière il est vrai, mais elle continue et se perpétue avant tout au travers de vous, de vos lectures de vos souvenirs. Sur le web, les sites consacrés au personnages ou à l'hebdomadaire ne sont que le reflet d'une certaine "génération Pif".

Dans la digne lignée de cette génération, le site d'Emmanuel "le grenier de Pif" en était un bel exemple. Mais nous devrions à présent dire, "est", car c'est officiel, Emmanuel nous revient très prochainement sur le web avec son "nouveau grenier de Pif". Aujourd'hui le site a été mis en ligne, des pages en construction, mais une promesse, Pif et Hercule reviennent bientôt !

En attendant visitez les nouvelles pages : le nouveau grenier de Pif

La relance de Pif-Gadget

Après avoir évoqué la disparition du journal, que nous pouvons dater officiellement du 9 mai 1994 à cause de la liquidation du groupe Scandédition, nous relançons le débat du pour ou contre une reprise de Pif-Gadget. Depuis le dossier de Jean-Paul BLANCHET "Pour ou contre la relance", de nouveaux parents posent encore la même question : existe-t-il un journal comme Pif-Gadget aujourd'hui ?

La réponse est non, il y avait bien des journaux comme Tcho ! qui utilisait un gadget mais depuis le début de l'année, ce gadget a disparu. Nous avons appris la tentative de relance en Roumaine au milieu des années 90 mais depuis plus rien. Picsou Magazine semble vouloir utiliser des gadgets dans la lignée de Pif-Gadget mais la comparaison s'arrête là.

Des idées de relance, les visiteurs de Pif-Collection en ont eu, Sylvain MUNDSCHAU et Pierre JOUAN entrevoient des possibilités de réédition de numéros et de leur gadget à la manière des collections vendues en kiosque (Les figurines, les objets de collection, les miniatures, les marques de jouets prestigieuses...). Ces objets sont souvent fabriqués en nombre en Chine et proposés sous blister rigide avec un fascicule numéroté avec abonnement et prix dégressif. Pourquoi pas ?.. L'idée n'est pas inintéressante, le coût est maitrisable, côté gadget cela semble réalisable, mais côté rédactionnel, c'est une autre histoire...

De nombreuses rumeurs ont circulé depuis la disparition du journal faisant espérer une reprise du titre par un grand groupe, rien n'a semblé bouger depuis.

Plus récemment et plus modestement c'est Eric qui relance l'idée de faire imprimer un numéro 1 de Pif-Gadget, un fac similé à la manière du n°1 du journal de Mickey édité et offert avec un numéro anniversaire. Il souhaiterait que les visiteurs et lecteurs de Pif-Collection se groupent pour se faire imprimer un numéro 1. Ce type de réédition pose de nombreux problêmes, mais il faut suffisamment de souscripteurs pour arriver à en faire une opération viable financièrement.

Au fond, le débat reste ouvert et il se poursuit sur le forum de Pif-Collection. Vous pouvez aussi nous écrire.

21-04 - news n°214 - Spéciale histoire de Pif-Gadget

Les oeufs de Pâques

La machine à faire les oeufs carrés n°481 montée (photo Eric GENET)

Nous voulions fêter Pâques à la rédaction de Pif-Collection, mais nous avons eu du mal à trouver des gadgets pour illustrer cette news. Aussi nous avons cherché du côté des oeufs et nous avons retrouvé un objet qui ne sert à rien mais qui nous a tous amusés un jour ou l'autre.

La machine à faire les oeufs carrés n°481 en grappe

La machine à faire les oeufs carrés, dont la photo du gadget monté nous a été envoyée par Eric GENET, permettait de réaliser un moule pour oeufs durs. Une fois qu'ils ont cuit pendant 10 minutes, et après avoir enlevé la coquille, l'oeuf est placé dans le moule qui lui donne sa forme carrée, après un quart d'heure dans le réfrigérateur l'oeuf reste ainsi cubique. Ce gadget est paru quatre fois dans Pif-Gadget, dans le n°481 du 9 juin 1978 tout d'abord, puis dans le n°725 de la fin de l'année 1982. Il faut noter que ce gadget était présenté par le comédien Pierre RICHARD.

Pif-Gadget n°481
Pif-Gadget n°725
Pif-Gadget n°944
Il faut ensuite attendre 1987 pour retrouver le gadget dans le n°944. Sa dernière date du 14 avril 1992, "la machine à faire les œufs carrés" est pour la première fois proposée en jaune vif.
Pif-Gadget n°1202

Une news spéciale

Demain 22 avril, vous retrouverez une news spéciale sur l'histoire de Pif-Gadget, cette nouvelle période concerne la disparition du journal. Nous vous proposerons la première partie de ce dossier.

Pif-Collection, tout en dossier complet !

Docteur Justice et l'Oncle Richard (suite)

Dans le n°160 et n°164 du 13 mars 1972, paraissait deux éditos de Richard MEDIONI nous racontant la génèse du personnage. Dans le n°164, la suite de cette véritable histoire, avec plus ou moins de romance, continuait à être révélée dans les éditos du journal Pif-Gadget.

Vous en souvenez-vous ?

MARCELLO à sa table à dessin (édito du Pif-Gadget n°167)

Une fois de plus nous nous retrouvions dans ce bureau ou Justice avait pris forme et âme (voir Pif-Gadget n°160 et 164). Il fallait maintenant trouver le dessinateur qui créerait le Dr Justice de nos fèves.

L'empoignade ne manquerait pas d'étre chaude, car en matière de dessin, chacun avait ses préférences. De toute façon, de la discussion jaillirait la lumière...

Quel dessinateur ? Un tel avait la puissance. Un tel avait l'élégance. Celui-ci donnerait la précision et le punch. Celui-là la solidité du trait et l'humour. Un autre mettrait le personnage dans l'ambiance. Un autre encore traduirait la vision du monde moderne...
Sachez aussi que la majorité d'entre eux croulait sous le boulot ! Une vraie mélée... Tous les noms défilèrent... Décidément, il devenait difficile de dénicher l'oiseau rare ! L'artiste devait être précis, et doué d'imagination, connaître les cinq continents, savoir placer dans le ciel un Boeing 747 et dans la jungle une Land Rover, dessiner un pont à San Francisco, une pagode japonaise, un indigène de Nouvelle-Guinée, une Jawa 360, etc. Il était souhaitable qu'il connût le judo !

Mais d'abord, de son crayon, il devait faire vivre Justice... A l'issue de multiples rounds, nous nous regardions comme des boxeurs vaguement sonnés... Et Jean OLLIVIER lâcha un nom qui n'avait pas encore été avancé.
- Marcello... Je le réservais pour la fin... Vous le connaissez...
Alors s'opéra un changement assez étonnant... La tension tomba d'un seul coup...
- Mais bien sûr ! C'est mon homme... - Marcello ! D'accord... Je le gardais pour une botte finale...

- Parfait, Marcello ! Dès le début, j'étais pour...

- Marcello... Je savais qu'on y viendrait...
Marcello, Marcello, Marcello... Unanimité... Le diable les emporte tous ! Pourquoi, s'ils étaient d'accord, avoir attendu si longtemps ?...
Richard fut chargé de prendre contact avec Marcello dès la prochaine aube.
Du calme ! (C'est Roger Lecureux qui parlait). Quel visage donnerons-nous à Justice... Tu as une idée, Jean. Ton fameux Dr X..., le type de l'O.M.S., comment se présente-t-il ?

- J'ai une photo de lui... en compagnie de deux Africains... Plutôt bien bâti... Et je crois que ses traits vous rappelleront quelqu'un...
Il nous jeta en pâture une épreuve d'amateur... Sans doute avait-il préparé ce coup de théâtre...
- C'est vrai, dit Claude, il a quelque chose de Delon, ton toubib... Regardez vous autres...
Ils regardèrent... et Richard, sur-le-champ, composa un numéro de téléphone.
- Allo ! Marcello... Ici la rédaction de PIF...

Prochainement, le martyre d'un dessinateur..."

(Merci a Mariano ALDA)

A suivre...

19/20-04 - news n°213

Carte de voeux (suite)

Marc ROUCHAIROLES nous a envoyé aujourd'hui une nouvelle carte de voeux, signée celle-ci par Jean TABARY pour l'année 2001.

Pif sur le web

Les sites sur l'univers de Pif ne sont pas nombreux et nous avons remarqué la bonne tenue du site Pif-Gadget n°27, au nom de domaine novateur. Nous avons essayé d'en savoir plus sur ce site à travers une interview de son webmaster, Renaud PERI :

Quelles ont été tes motivations, Renaud ?
- Simple nostalgie... ça a été un choc de retrouver une caisse de vieux Pif, je les ai relus avec beaucoup d'émotion. Par la suite, comme j'avais fait pas mal de sites, l'idée m'est venue d'en consacrer un au plus ancien numéro que je possédais. C'était amusant de le recréer en numérique, j'étais sûr que ça allait intéresser du monde ! Et du monde il y en a eu ! Et il y a toujours ces anonymes qui m'écrivent pour me dire leur joie d'avoir découvert le site. Il y a beaucoup d'émotion dans ces petits bouts de mails !


Quel est ton but à travers ce site ?
- Le but c'est de faire revivre (un peu) un journal que j'adorais. C'est de la vraie nostalgie, avec des "c'était mieux dans le temps" et des "quand j'étais gosse, il y avait des vrais journaux" et aussi des "dans le temps, on savait faire de la qualité". C'est un peu pour rire mais c'est un peu vrai aussi... Il y avait dans les BD de Pif de vrais exemples moraux pour les gamins, et de vrais enjeux pédagogiques avec les gadgets...

Quels sont tes projets pour le site ?
- Des projets, oui : d'abord ajouter une histoire pour chaque héros qui n'était pas dans le n°27, comme Loup Noir ou Fanfan la tulipe, mais aussi Arthur, les As etc...
J'ai aussi un projet pour les pubs qui passaient en ce temps-là, par exemple "le trésor des rois de france" chez BP ou les coquillages chez Shell, ou encore le "circuit24". J'avais tout ça en vrai, et maintenant ça me fait rêver quand je vois ces publicités. Je viens d'en retrouver une où on explique au lecteur ce qu'est une étiquette auto-collante ! Charmant non ? Il faudrait aussi que j'installe un livre d'or sur le site, je vais y penser...

Comment vois-tu l'avenir de Pif en général ?
- J'ai lu avec intérêt la rubrique de Pif-Collection concernant la relance de Pif. La relation télé-console-BD est indispensable... mais alors cette formule existe déjà, il y a déjà des magazines parlant de jeux vidéos, avec des BD et un "gadget" CD-rom, le tout sous plastique ! La différence, c'est l'esprit des grandes BD noir et blanc et la pédagogie du gadget, cela n'existe pas actuellement. Je suis sceptique... si ça devait marcher en ce 21è siècle, les gros groupes de presse auraient appliqué cette formule depuis longtemps, non ?

Et pour conclure ?
- Ben... vive Pif, vive le gadget, vive notre enfance ! C'est bon ça ???
Plus sérieusement, les articles de Richard Médioni m'ont passionné. Découvrir ce qui se passait dans le journal au moment où je le lisais, sans me douter de tout cela, ça m'a scotché devant l'écran pendant un bon moment ! Merci Pif-Collection ! Continuons !

Docteur Justice et l'Oncle Richard

Dans le n°160 du 13 mars 1972, paraissait un édito de Richard MEDIONI nous racontant la génèse du personnage. Dans le n°164, la suite de cette véritable histoire, avec plus ou moins de romance, continuait à être révélée dans les éditos du journal Pif-Gadget.

Vous en souvenez-vous ?

édito du Pif-Gadget n°164

"Comment est né Dr Justice ? L'un des personnages de bandes dessinées le plus populaire de Pif-Gadget.

Il y a quelques temps, nous avions parlé de cette rencontre que Jean OLLIVIER avait faite par hasard, à Genève, un docteur (peu ordinaire !) attaché à l'O.M.S. l'Organisation Mondiale de la Santé. De ce personnage existant devait naître celui qui ne s'appelait pas encore Dr Justice. Nous tenions là un héros de notre temps, un type hors-série incontestablement. Et pourquoi pas, oui pourquoi pas créer un personnage de bande dessinée qui aurait l'envergure du modèle ?

D'un commun accord nous avions demandé à Jean OLLIVIER de travailler le modèle - en profondeur. Mais à vrai dire, nous étions déjà tous sur le coup. Tous, parti prenante ! Et huit jours plus tard, nous nous retrouvions autour d'une table tous décidés à tailler le modèle, à à modeler, à façonnais, à fignoler un héros que nous voulions de belle stature.

- Mais cela, c'est mon affaire et nous le verrons plus tard. Vous pourrez juger sur pièce et vous pourrez vous faire les griffes sur le premier épisode Ce qu'il faut aujourd'hui c'est trouver un nom à ce X... Un nom, vous voyez, un nom qui résonne, un nom qui colle à ce personnage, comme à une peau. Un nom de héros... Et il faut le dire, nous avons marché comme un seul homme.

- Dr Volant!
- Dr Jet !
- Dr Casse-cou !
- Et pourquoi pas Dr X...
- D Rush !.
- Dr flou
Pendant une demi-journée, nous nous batîmes pour des noms, comme une meute de chien sur des os. A en attraper des migraines, des vertiges, des transports au cerveau !
Je vous passe ces péripéties, le temps passait, le ton baissait. La fatigue se faisait sentir. L'accablement gagnait.

- Un nom... Il nous faut un nom ! - Nous nous sommes pourtant donné assez de peine. Vers le soir, comme nous allions nous séparer, Richard résume d'une phrase lasse la désespérance générale :

- Vraiment, il n'y a pas de justice.

Et aussitôt, un cri, deux cris, trois cris.

- Justice ! - Justice ! Formidable ! - Docteur Justice !
C'était un éblouissement ! Une illumination !
- Justice ! Benjamin Justice ! - Dr Benjamin Justice !

Notre héros sortait enfin de l'anonymat. L'instant était solennel. Et avec le ton qui convenait, Roger lut la carte d'identité de Justice :

- Je m'appelle Benjamin Jusctice Médecin attaché à l'O.M.S. Un médecin volant en quelque sorte. Abonné aux lignes aériennes internationales... Bon sang ! Ça sonnait haut. Ce n'était pas mal. Pas mal du tout. C'était même bien. C'était même très bien. Le héros sortait de l'ombre. Nous étions heureux, triomphants mais épuisés !

- La prochaine fois, dit le rédacteur en chef, on s'occupera du dessinateur. Pour le moment, on va fêter ça. Car un baptême, ça s'arrose !"

A suivre...