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8/9/10-12-03

8/9/10-12 - news n°347

Une étiquette de vin dessinée par Chéret

étiquette de vin dessinée par André Chéret

Marc Rouchairoles a déniché sur internet une étiquette de vin dessinée par André Chéret. Comme vous pouvez le lire sur le scan, il s'agit d'un Saumur élaboré en Maine et Loire. Le collectionneur aura remarqué qu'il s'agit d'un tirage limité. Si vous avez plus d'informations à nous communiquer, écrivez-nous.

Vous pouvez retrouvez cette étiquette et bien d'autres illustrées par des dessinateurs de BD sur le site : étiquettes de vin en BD

Chroniques Massiennes (2) : Léo... bête à part...

Après ses premières "chroniques Massiennes" consacrées au personnage de Pifou (cf. chroniques Massiennes - 1 : Pifou), Emmanuel Epailly nous revient avec une nouvelle chronique qui concerne, toujours le dessinateur Roger Mas, et son autre illustre personnage : "Léo... bête à part....". Si vous avez apprécié sa chronique sur Pifou, vous prendrez le même regard avec plaisir à cette relecture de "Léo... bête à part...".

Léo... bête à part...

A l’instar de Pifou, Léo est un personnage typique de R. Mas.

Certes, il ne dit pas "glop-glop", mais il fait chantonne en faisant "ploum ploum ploum",
marche avec la main comme ça, et relève ses poings au niveau de son torse quand il n’est pas content. Et quand il plonge par mégarde sur la tête du gardien-chef, ça fait "KLON". Aucun doute, on est bien dans l’univers de R. Mas...


Le chantonnement ploumesque est typiquement "massien", ainsi que les poings du gardien dans le genre "grrr"

Admirez, dans la main en arrière, toute la patte de Mas !
Et le "KLON" comme une cerise sur le gâteau.

Léo est un léopard. Le titre révèle cette identité de façon subtilement codée : "Léo... bête à part...". Je dois avouer à ma grande honte que j’ai découvert Léo à l’âge de cinq ans et que j’ai attendu d’en avoir onze pour m’apercevoir qu’il y avait un jeu de mot dans le titre. Combien sommes-nous dans ce cas-là ? On pourrait monter une association des retardataires de la "comprenette"...

Dans les premières histoires, la ligne de titre nous présente Léo de face et de quasi-profil, comme dans les archives de la police. Il ne lui manque plus que le numéro matricule et le motif de l’interpellation. Pour Léo, ce motif est tout trouvé : évasion. L’évasion est en effet le passe-temps favori de Léo, qui semble pouvoir quitter le zoo au nez et à la barbe de son gardien-chef préféré. En cela, il nous rappelle un peu Nestor, d’autant qu’il a la même tendance à revenir au bercail sitôt qu’il en a marre de la liberté ou que l’heure du repas approche. En fait, Léo ne s’évade pas, il va juste faire un petit tour, ploum ploum ploum...

Le gardien-chef de Léo est un personnage important. Il est plus gros et plus galonné que les autres gardiens. Il a une petite moustache et une veste noire qui rebique drôlement sur son fessier. Il passe son temps à s’embusquer dans des fourrés avec un filet à papillon pour essayer d’empêcher Léo de s’évader. Ou alors il sert aux animaux du zoo d’appétissantes plâtrées de purée pustuleuse d’où émergent ça et là quelques os bien blancs. Dans les corvées quotidiennes, il demande parfois à Léo de l’aider. Par exemple pour peigner la girafe.


le sploch est servi

De temps en temps, le gardien-chef reçoit la visite de l’inspecteur général des zoos. C’est tout une histoire, car, il faut bien le dire, le gardien de Léo est dévoré par une ambition fiévreuse : obtenir son second galon. Dès lors, il est prêt à tout pour éblouir l’inspecteur. Manque de pot, les stratagèmes foirent à tous les coups et l’inspecteur repart indigné, en lui confisquant parfois même son premier galon. En général, c’est la faute de Léo...

On ne peut s’empêcher de faire ici un rapprochement avec De Mesmeaker venant signer les contrats, devant un Prunelle obséquieux avant qu’un Gaston Lagaffe ne fasse tout capoter. C’est le même ressort dramatique. Sauf que chez Léo, ça finit souvent par une poursuite. Ou alors, autre option, on voit le museau de Léo caché dans un buisson avec au loin le gardien qui le cherche, une main en visière et une massue dans le dos en faisant « Léo, hou, hou ! ».
Il arrive aussi que le gardien-chef, suite à une idée calamiteuse de Léo, se retrouve plongé dans le bassin des crocodiles, ou tombe dans l’enclos du rhinocéros... Dans ces cas là, l’image finale le révèle affublé de bandages et de vêtements déchirés. Mais l’attitude reste la même : je cherche Léo pour lui mettre une raclée.


traque dans le zoo. (variante sans massue et sans « hou hou »)

Dans le zoo de Léo, il y a plein d’animaux. Jusque là, c’est normal. Ce qui est plus spécifique, ce sont les bruits que font ces animaux. Les lions font "ROUA-A-AH...". Les singes font "HAK- HAK- HAK". Et les phoques "HONK - HONK - HONK...". Autant d’estampilles massiennes. Quant à Léo, quand il dort, il fait "Z" ! C’est une révolution, quand on sait que dans les histoires de Pif, du même auteur, les personnages dormeurs font plutôt "GRON" !

le roua-a-ah des animaux...
HAK simiesque


HONK polaire

Z dodoïque (le vivarium est un lieu très important du zoo, et l’occasion
d’apprendre un joli nom latin)

Il semblerait d’ailleurs que le gardien-chef de Léo ait emprunté à Tonton sa moustache en "balai à chiottes". Il lui a également emprunté sa femme, ou presque, car sa tendre moitié fait irrésistiblement penser à Tata, non pas tant physiquement que dans son aptitude à manier le rouleau à pâtisserie dans les dernières images. Cette charmante dame se fâche tout rouge quand son mari oublie de lui offrir du muguet ou quand il essaie de s’évader (lui aussi !) pour aller faire une belote avec les copains. Mais puisque nous abordons ici de l’intimité du gardien-chef, profitons-en pour révéler son prénom, sans doute peu connu du grand public : c’est Léon.

L’image ci-dessous en apporte la preuve. Quant à sa femme, elle s’appelle Bobonne. (Preuve également jointe)

Le chef dit son nom
La gardienne du gardien

Léon, gardien de Léo, c’est déjà amusant. Le connaisseur s’esbaudira de plus belle en comparant les prénoms de César (Le Tonton de Pif) et de Léon. César est un empereur romain fort connu (qui fait d’ailleurs quelques apparitions dans une BD dont je tairai le nom afin de ne pas faire de pub à Uderzo). Quant à Léon, c’est le nom d’un Pape qui a négocié une trêve avec Attila, juste avant que l’Empire Romain ne parte en eau de boudin. Il semblerait donc que R. Mas, à l’instar de tous les humanistes, de Jacqueline de Romilly à Jean d’Ormesson, se réfèrent à l’Antiquité.

Continuons l’inventaire des prénoms. Le lion s’appelle Brutus. Aha ! Qu’est-ce que je disais ? On est à fond dans la romanité ! Le gorille s’appelle Balou-Bahou. Bon, ça, c’est moins romain, d’accord... L’éléphant s’appelle Papillon. Hum... Le serpent s’appelle Adam (fine allusion biblique) et parfois Toutenlong.

Brutus, donc
pour le nom du gorille, croyez-moi sur
parole

admirez les rimes, Mas renoue parfois avec les
vers de mirliton hérités de l’époque Arnal

Bon. Il semblerait que ma théorie de la romanité soit à revoir. En plus, je viens de découvrir un fait extrêmement troublant. Attention, accrochez-vous aux branches, (non, ne faites pas "HAK- HAK- HAK" quand même), je vais vous révéler la chose...

Selon les épisodes, le gardien-chef ne porte pas le même prénom !!! En effet, il s’appelle bien LÉON dans le Pif-Gadget n°550, mais dans le Pif-Gadget n°24, il s’appelle ERNEST. Qu’est-ce que c’est que ce baptême à géométrie variable ??? Pourquoi R. Mas a-t-il changé d’avis ? C’est une excellent question et il faudrait la lui poser. Peut-être avait-il oublié le premier prénom (entre les deux Pif-Gadget, si mes calcules sont justes, il s’est écoulé une dizaine d’années). Ou alors il s’est fâché avec un gars qui s’appelait Léon. Ou alors il a vu "Ernest et Bart" à la télé. Ou alors le gardien s’appelle Ernest Léon, de même qu’il y a des Jean Richard et des Paul-Émile Victor. On peut hypothéser à loisir. Si quelqu’un sait quelque chose, qu’il le dise.

au fait, il s’appelle Ernest ou Erne-e-est ?

La charmante épouse de Léon-Ernest a elle aussi un nom variable. Alors que son mari l’appelle Bobonne, Léo l’appelle Madame la Gardienne-Chef, surtout quand il lui offre respectueusement du muguet porte-bonheur. On pourrait se pencher avec intérêt sur l’image de la femme dans l’œuvre de R. Mas (on l’a bien fait pour Hergé) : Tata, de même que Madame la Gardienne-Chef, sont quand même deux mémères virulentes très promptes à dépoussiérer l’occiput de leurs mari à coup de balai ou de rouleaux à pâtisserie. Cela résume à peu près toute la présence féminine dans l’univers de Mas. Voilà qui fera réfléchir à loisir les psychologues de bazar. Pour l’amateur de BD, la virago castratrice à la Dubout n’est pas loin. D’ailleurs, il y a du Dubout dans le trait de R. Mas, dans la rondeur, dans le clarté, dans le souci du détail.


le "sexe faible" vu par R. Mas

Le gardien-chef porte toujours des caleçons à pois. Jamais de rayures ou de carreaux. C’est presque une règle générale de la BD comique : un caleçon est TOUJOURS à pois, si possible avec des couleurs bien contrastées (rose et vert, par exemple). C’est sympa, mais ce n’est pas un truc propre à R. Mas. En revanche, détail éminemment massien : dans le zoo de Léo, les enclos sont cernés de parois ondulantes. Considérez le dessin ci-dessous, ça évitera les longs discours. Vous voyez la paroi ? Ben c’est toujours comme ça. Ou presque. C’est à noter.


clôture massienne

Ah oui, notons également un autre truc. Des fois, les histoires de Léo sont signées Mas (textes et dessins), des fois elles sont signées Sani - Mas (pour les textes). Sani, ça vous dit quelque chose ? Eh oui, amis pifistes, c’est le même nom qu’on retrouve au scénario de Fanfan la Tulipe. La question se pose : est-ce la même personne ? Renseignements pris : oui. Sani est le pseudonyme de Jean Sanitas. Vois-t-on pour autant Léo secourir la veuve et l’orphelin et rosser la maréchaussée en arborant le sourire éclatant de Gérard Philipe ? Non. Quelle différence y a-t-il entre une planche signée Sani-Mas et une planche signée Mas ? Quatre lettres. En résumé, Sani a su trouver des gags parfaitement massiens. Et on lui en sait gré.
Tiens, petit détail en passant qui n’intéressera peut-être que deux personnes (moi compris), quand le gardien-chef parle au téléphone, le texte de sa bulle est en italique. Idem quand l’interlocuteur lui répond. C’est curieux, ça, hein ? (Reportez-vous à l’image « le chef dit son nom »). On sait que R. Mas met en italique les interjections, les "pffff", les "ploum-ploum", les "pssst", et autres "glop-glop". Il met aussi en italique les textes narratifs (les « trois heures plus tard », « le soir même », « pendant ce temps »). Considère-t-il donc les propos téléphoniques comme des onomatopées ou bien comme des textes narratifs ?... Si vous voulez j’en ai plein, des questions intéressantes comme ça...

Un truc hyper-massien, aussi, c’est d’écrire « sans parole » au début d’une histoire sans parole. Si si, il fait ça ! Quand il n’y a aucune bulle dans l’histoire, il y a un cadre dans la première image avec marqué dedans « sans parole », ou « histoire sans parole ». Ça, c’est le genre de truc qui me fait très plaisir quand je tombe dessus. Ça me remplit de nostalgie, peut-être parce que c’est une chose qui ne se fait plus, qui date du temps où les dessins d’humour sans parole, style Almanach Vermot, était sous-titrés « sans légende ». C’est vrai, pourquoi préciser « sans parole » ? Au cas où le lecteur croirait à un oubli ? Ou à une panne de son ?... C’est complètement inutile et c’est pour ça que c’est beau ! (Cyrano vous le dirait mieux que moi). Ça fait partie des choses qu’on ne verra plus, comme les sachets de Tang et les derniers slows (là, c’est Jo Dassin qui le dirait)...


Sans commentaire...

Arrêtons-nous un instant sur la morphologie du personnage éponyme. Léo est certes un léopard, mais il est bipède. Son rôle de héros de BD l’a conduit à l’humanisation. En effet, il est beaucoup plus facile de faire des blagues et des bêtises quand on a des bras et des mains préhensiles. Léo marche donc debout, comme n’importe quel Pif humain. Ce qui est frappant c’est que les autres animaux du zoo n’ont pas bénéficié de la même évolution. Le lion reste un lion, le serpent un serpent, le chameau un chameau... Tous marchent à quatre pattes (surtout le serpent) et le seul trait qui les humanise un peu c’est d’être doués de parole. Léo est donc le seul animal anatomiquement humanisé du zoo, d’où la puissante justification du titre de la série : « Léo, bête à part », CQFD.

Vu de face, Léo est bizarre. R. Mas ne dessine pas souvent ses personnages de face. Du coup, on n’est pas habitué. On objectera que Léo est dessiné de face à chaque planche, dans le bandeau de titre. Certes, mais il est bizarre quand même. Non mais regardez-le (ci-dessous) ! Quand j’étais petit, je croyais qu’il mettait le nez au-dessus d’un bol blanc, comme pour boire son chocolat... Ça vous a pas fait ça, à vous ? Ce n’est qu’après que j’ai compris. C’était pas un bol de "Banania", c’était sa gueule ! (Amis retardataires de la comprenette, venez nombreux).

tout un mythe qui s’effondre

Léo a une queue toute gondolée. Moi je pensais qu’il se l’était prise dans la porte de sa cage, et je cherchais désespérément l’histoire où c’était raconté. Quant à ses cheveux rouges, ça ne m’a pas interpellé. D’une part parce que je trouvais ça normal, d’autre part parce que le mot « interpellé » n’existait pas encore (ou alors pas dans ce sens-là)

Petit festival des bandeaux ou des cases de titre de Léo, dans un ordre à peu près chronologique :

Pour finir, laissez-moi vous montrer une image complètement mythique. Au cas où ça serait pareil pour vous. Regardez...

Le petit nom de "Trou sur Plage", la lune derrière les nuages, la voiture qui roule dans la nuit, tout cela se mêle à mes souvenirs persos... (pardonnez ce brusque élan de subjectivité, ceux que ça dérange n’ont qu’à sauter huit lignes). Je lisais Pif-Gadget dans la maison d’Andernos qui sentait l’iode et le moisi humide des greniers. Il y avait une lune presque comme ça quand nous allions voir le feu d’artifice du 14 juillet, au bout de la digue. Et les Pif sentaient comme la maison, si bien qu’en voyant cette image, là, sur mon ordi, ce soir, j’ai l’impression de sentir le moisi lointain d’une maison d’enfance aujourd’hui disparue... Eloignons le nez de l’écran, ça sert à rien de faire des traces dessus.

En conclusion, je dirai que Léo est un personnage éminemment métaphorique, voire allégorique, qui représente le genre humain confronté à la Loi édictée par le Père (figuré ici par le gardien-chef et les barreaux) et qui cherche une plus-value d’auto-estime dans la sublimation de l’acte d’évasion élevé au rang d’une démarche artistique qui... Non allez, je déconne... En fait, Léo est un personnage vachement sympa et je suis bien content de l’avoir connu.
La dernière fois j’ai dit que R. Mas était un génie.
Et bien je dois vous avouer quelque chose : c’est vrai.

Emmanuel EPAILLY

5/6/7-12 - news n°346

La querelle des Pois Sauteurs !

André Breton

Ceb est un nouveau venu sur le site, vous devriez entendre parler de lui. Pour commencer, il nous rapporte une anecdote autour de Pois Sauteurs qu'il a retrouvé sur un site dédié à la musique :

"La querelle des « haricots sauteurs »

Il s’agit d’une controverse qui opposa en 1934 André Breton, le chef de file du mouvement surréaliste et l’un de ses adeptes du moment, Roger Caillois (futur membre créateur du collège de sociologie, avec Georges Bataille et Michel Leiris).

Les deux hommes devisent à la terrasse d’un café. Caillois qui s’intéresse aux insectes, montre à Breton une boîte contenant des pois sauteurs du Mexique (petites graines qui remuent mystérieusement). Là les deux hommes vont s’affronter sur la conduite à adopter en face du merveilleux. Pour Caillois, soucieux d’en percer le mystère, il convient de prendre un couteau et d'ouvrir un haricot pour en inspecter l’intérieur. Breton s’y oppose en criant au sacrilège.

Le lendemain, Caillois quittait le groupe surréaliste en expliquant qu’il ne voulait pas rester sous le charme d’un mystère mais qu’il voulait étudier l’insecte de près."

(source : le site des discothécaires, tiré des "réflexions pour l'élaboration d'une charte des collections musicales" de jeudi 24 juillet 2003)

Parodies

Troll est un jeune dessinateur de BD qui a été bercé par ses lectures de Pif-Gadget et en a gardé une certaine nostalgie.

Il nous propose une parodie d'un de ses personnages préféré, le Concombre Masqué.

Jean-Claude Poirier : Horace, Supermatou et les autres

Voici un dossier réalisé par Fabrice Castanet avec l'aimable autorisation de "Pimpf". Les documents proviennent des archives des éditions Vaillant.

Jean-Claude Poirier est né à Paris en 1944. Il débute en illustrant les aventures "d'Achille Zavatta" dans Le journal de Bibi Fricotin (aux éditions SPE) au cours des années 60. En 1965, il créé "Maximax" dans Paul et Mic (encore un titre des éditions SPE) et "Cactus Papa" (textes de Jacques Lob) dans Record (aux éditions Bayard Presse).

Après avoir dessiné "Cocorico, roi du tour" dans l'Equipe en 1967, il rejoint l'équipe de Vaillant/Pif gadget en 1970 où il créé "Horace cheval de l'ouest" (1970-1978) qu'on peut retrouver dans d'autres fascicules de Vaillant comme Horace Poche et dans un album, "Pas de pitié pour les cow boys" en 1975 (éditions du Kangourou). Il y anime le journal des jeux, la rubrique du Gadgetus, des couvertures, il y dessine aussi "André Piedlégé", une bande sponsorisée par les chaussures "André" en 1973 (Pif-Gadget du n°238 à n°248 (cf. dossier : les chaussures André de Poirer), "Super Matou" de 1975 à 1976, "Colinet et Dragono" en 1979, "Malabar" (personnage publicitaire (cf. dossier : Malabar : les bandes dessinées et Malabar : les vignettes) de 1979 à 1981 (et aussi dans Tintin, Picsou Magazine et Spirou en 1980), "Robert" (1980) et "Agagax" (1980-81). On lui doit une parodie de récit d'horreur dans Scop Magazine n°3 (1976).

Dans les années 70, on peut retrouver quelques gags et jeux de Poirier dans des pockets de "Mon Journal" comme Safari. Pour Tintin, nous retrouvons les bandes dessinées de "Malabar" en 1980 et il créé le personnage d'une grand mère pas ordinaire "Charlotte Poireau" (1978-80). On lui doit "Tueur de fous" (avec Setbon) dans Métal Hurlant en 1980 puis quelques récits complets dans Pilote en 1980-81.

HORACE CHEVAL DE L'OUEST

Jean-Claude Poirier relate ici les aventures humoristiques d'Horace le cheval et de son cavalier au far west, série qu'il dessinera pour Pif Gadget et dans Horace Poche de 1970 à 1978 : ici, les rapports dominant/dominé sont inversés et c'est bien souvent que le pleutre petit cow boy doit servir de monture à son cheval !

Un seul album est sorti aux éditions du kangourou en 1975 : "Pas de pitié pour les cow-boys".

SUPER MATOU

Dans cette parodie de super héros de Jean-Claude Poirier, Modeste Minet, adolescent médiocre de Raminagroville se transforme la nuit en Super Matou, assisté de son chien intello, Robert. Ils affrontent leur ennemi juré Agagax un bébé de 6 mois (!) aidés par le professeur Chanteclair.

Le 1er épisode est paru dans Pif-Gadget numéro 321 en 1975 (28 épisodes de 1975 à 1976) et dès le n°327, le personnage faisait la une de la couverture du journal.

Jean-Claude Poirier est décédé prématurément en 1980, un seul album édité pour un auteur jamais oublié et surtout jamais égalé. A quand une intégrale digne de ce nom ?..

3/4-12 - news n°345

L'exposition Chéret à Blois 2003

Laurent Alais, s'est rendu à la très attendue exposition "André Chéret créateur d'univers" à Blois qui s'est ouverte le 6 novembre 2003. Il nous a ramené quelques clichés que nous vous présentons aujourd'hui, histoire de convaincre les indécis de profiter des derniers jours qui restent avant la fermeture le 7 décembre !

André Chéret, centre d'intérêt d'une exposition, était présent pour répondre aux demandes de dédicaces de ses lecteurs.

Un coin atelier a été aménagé, décoré aux murs d'illustrations originales d'affiches de Chéret pour diverses manifestations comme le "BD Boum" de Blois, le festival de Chambéry...

Des originaux de couvertures de l'intégrale Rahan éditée chez Soleil sont aussi exposés.

Mais le clou de votre visite ce sera bien sûr la fresque dessinée par André Chéret. Nous ne vous la montrons volontairement dans son intégralité pour vous laisser un peu de surprise !

Alors que faites-vous ce week-end ?

Lego™ d'Hercule

Voici un objet que vous n'êtes pas prêt de dénicher dans un vide-grenier, et pour cause, cette figurine d'Hercule, vous l'aurez compris, a été réalisée en "Lego". C'est dans le Pif-Gadget n°606 du 4 novembre 1980, que nous avons retrouvé cette publicité encartée de 4 pages.

Voilà une idée astucieuse : réaliser un personnage en 3D avec des briques Lego (l'annonceur), spécialement pour une publicité dans le journal d'où il est issu.

Les Dossiers Gadgets d'Archives

Voici la suite du "Dossier Gadget d'Archives" sur le le gadget du Pif n°347 d'octobre 1975 ainsi que sur les rééditions de ce type de gadgets végétaux. Nous vous livrons aujourd'hui la suite et fin de ce dossier. L'ensemble du dossier peut-être consulté : ici

Gadget n°347 - "Plante ton sapin !"

Un dossier écrit par Jean-Philippe Cunniet et Philippe Baumet, avec la collaboration de Lionel Ehrhart, Frédéric Bridel et Philippe Boulanger.

Ceux qui s'intéressent à l'histoire des gadgets se posent certainement la question sur la réalisation d'une telle opération autour d'un gadget vivant. Jean-Philippe Cunniet est parti faire son enquête, sur les traces du service gadget...

Ce qui semblait à priori impossible ("un véritable sapin dans votre magazine !") est devenu réalité grace à l'expertise horticole de l'équipe du service gadget, qui a permis la fourniture de quelques 615,000 jeunes pousses de 10 à 15 cm de longueur, de qualité suffisante pour que chacune puisse arriver à maturité chez les jeunes lecteurs, mais dont le prix à l'achat restait le plus bas possible pour rendre posssible cette opération économiquement.

Nous allons étudier ci-dessous toutes les possibilités qu'ils ont du passer en revue pour nous. Pour cela, il faut d'abord bien définir le mot "sapin" : En effet, si on utilise le mot sapin pour désigner "un arbre à aiguilles persistantes en forme de pyramide", un botaniste vous demandera de quelle espece vous parlez précisement: Abies, Epicea, Pseudotsuga, Araucaria, Cunninghamia, ou bien d'autres encore. En botanique le mot "sapin" se rapporte au genre Abies, il s'agit là du vrai Sapin ! …

Les trois principales espèces de sapins "Albies" sont:

1. Abies Alba : Le plus connu ! le plus planté dans nos forêts.
2. Abies Concolor : Sapin du Colorado : au feuillage bleu.
3. Abies Pinsapo : Sapin d'Espagne : avec les branches en écouvillon (Branche de type "rince bouteille")

Sous nos latitudes, l'Abies alba est le plus adapté aux contraintes pédoclimatiques.
Toutes ces différences sont importantes puisque elles font varier le prix du plant, et sont determinantes pour trouver le bon fournisseur de 'sapins'.

Si vous vous orientez vers un épicea (botaniquement un faux sapin !) vous obtiendrez des prix plus intéressants. Par ailleurs, la pousse d'un épicéa est beaucoup plus rapide (presque le double : Il faut plus de 10 ans pour obtenir un sapin (Abies) de 1,5m et environ 5 à 6 ans pour un épicea ! Mais il faut bien l'avouer, l'épicea est un peu moins beau.

Pif-Gadget vous a donc offert un .. faux "sapin" du nom scientifique de "Picea abies".

Pour différencier les épicéas (Picea) des "Vrais" sapins (Abies), le critère le plus fiable demeure les aiguilles des épicéas, elles piquent, à la différence de celles des sapins.

Ce type de "sapin" était idéal pour les jeunes lecteurs car il est très résistant, tout en n'étant pas exigeant au niveau des conditions de culture, il demande juste un sol frais. Certains sapins de Noël vendus avec leurs racines passent les fêtes de fin d'année au chaud, avec un arrosage approximatif, des températures qui seraient fatales à bon nombre d'espèces (les conifères ont absolument besoin d'être au froid en hiver). Même s'ils replantés "n'importe comment", ils reprennent au printemps.

Si quelqu'un voulait aujourd'hui se procurer 615.000 plants de sapins à bon prix, il lui faudrait choisir sans hésiter le Picea abies, dont voici les qualités :

- bon marché
- très résistant, pour le transport avec le magazine
- de culture facile, avec une bonne reprise
- produit en grand nombre
- s'adapte à tous les sols et tous les climats (en France)

Beaucoup de pépinières se fournissent en Belgique et en Hollande, deux pays capables de fournir de grandes quantités d'arbres à bon marché. Ces pépinières sont capables de produire ce genre de plants, soit en contrat de cultures, soit en destockage (invendus).

Compte tenu qu'il fallait prévoir la fabrication suffisamment longtemps à l'avance, Pif ne pouvait miser sur l'achat d'invendus dont l'approvisionnement est trop imprévisible ; il aurait fallu les acheter au dernier moment ! Si ce projet devait se réitérer, le plus judicieux serait de faire un contrat de culture avec un pépiniériste. Il est rare que les pépiniéristes vendent des plants forestiers de moins de 60 cm parce qu'ils ne correspondent pas à la demande du marché visé.

Ces contrats ne sont pas courant, mais permettent de fixer avec le pépiniériste le prix et la qualité du plant, sa taille, l'emballage, et l'aspect morphologique du jeune plant (hauteur, nombre de racines, forme du pivot...).

A titre indicatif, le prix d'un épicea en grandes quantités (615,000 pièces environ) peut être aussi bas que 0,10 et 0,20 euros (pour un plant de 2 ans d'environ 20 cm en racines nues, et de 0,40+ euros pour un Abies.

En France, pour trouver des jeunes plants de "sapin" à très bas prix, il faut s'orienter vers des pépinières forestières (Elles produisent des grandes quantités de sapin pour le reboisement). Il n'y a pas beaucoup de pépinières forestières en France, le principal client de ces pépinières est l'ONF (Office National des Forets) !

Si vous souhaitez que je vous mette en contact avec un fournisseur, n'hésitez pas à m'écrire !

S'il est tentant de chercher à s'approvisionner en Europe de l'Est (Pologne, Roumanie..), les pépinières de ces pays sont souvent de dimension plus réduites qu'en Europe et souvent pas très organisées, cela représentait donc un risque élevé de ne pas être livré avec la qualité souhaitée.

Dans tous les cas, pour un contrat de culture, l'inconvénient demeure dans le délai : il faut le prévoir 2 ans à l'avance, quelle planification !

Les normes d'importation des douanes Européennes et Francaises (liées aux risques phytosanitaires) sont un obstacle supplémentaire si l'équipe du service gadget avait souhaité se fournir en Europe de l' Est. Ces normes varient grandement selon les pays et sont souvent draconiennes. Il arrive dans certain pays que la marchandise ne passe pas la douane parce qu'il y avait encore un peu de terre sur les racines ! Il faut alors tout brûler ! idem avec les parasites et maladies. On ne badine pas avec la santé de nos forêts Françaises (et Européennes) !

Il y a peut être possibilité de trouver moins cher dans des pays de l'Est mais on se heurte à des problèmes de douane. Ceux-ci peuvent entraîner des surcoûts : le conditionnement pour l'expédition est plus onéreux, besoin de plus de main d'oeuvre pour vérifier et préparer la marchandise. Encore une fois, cela pousse à s'adresser à nos voisins Hollandais très professionnels et organisés.

Un pépiniériste qui travaille avec l'exportation est logiquement habitué à ce type de problême, produire et exporter sa production.

Dans des bonnes conditions, le sapin se développe relativement bien, témoin les photos de "sapin de Pif" qui nous parviennent des lecteurs qui ont planté leur sapin, devenu grand.

Pas facile de travailler avec du vivant !

  Jean-Philippe Cunniet ("Jipé") est tombé dans les gadgets en découvrant Pif Gadget ses "gadgets intelligents". En 1991, Jipé profite de la mode et crée sa première société (Traits Personnels) spécialisée dans l'importation de pin's publicitaires, dont il vendra plus de 3 millions d'exemplaires en 2 ans. En 1994, Jipé rentre chez Archibald Promotion, spécialisée dans la "prime", où réussit à convaincre des annonceurs tels que Kellogg's, Danone, Belin-LU, Bahlsen de lui confier la conception, fabrication et l'importation de gadgets sur mesure. Depuis plus de 10 ans, Jipé travaille à Londres dans une société financière, mais son hobby demeure le "gadget intelligent à très bas prix". Les articles sont la propriété de l'auteur. Vous pouvez contacter Jean-Philippe à l'adresse suivante: : promopub@free.fr

A L'AIDE !!
Si vous souhaitez avoir des conseils sur la fabrication de gadgets, ou pour participer à la rédaction d'articles, n'hésitez pas à me contacter à l'adresse suivante : promopub@free.fr.

1/2-12 - news n°344

La vaisselle Pif (suite)

Dominique Maugars, nous avait envoyé deux assiettes Pif dessinées par Arnal, aujourd'hui il en rajoute une : Pif, sous la pluie, arrose ses plantes.

assiette n°3

Pour voir les deux premières, reportez-vous à la news n°340 du 19/20-11 : assiettes Pif

une assiette Pif et Hercule avec sa boîte d'origine

Pascal Leloup, pour sa part, nous a fait parvenir des photos d'objets Pif plus récents :

une assiette Pif et Hercule
le coquetier Hercule (dessin issu du dessin animé)

Si un lecteur possède des informations sur ces objets, qu'il n'hésite-pas à nous contacter.

Yves le Loup

carte postale "Yves le Loup" par Bastard

Marc Groisne nous a amené quelques précisions sur des interrogations soulevées à propos de la carte postale de "Yves le Loup" retrouvée récemment :

"C'est en 1947 que Jean Ollivier crée avec René Bastard "Yves le Loup".
La série débute dans le n° 113 de Vaillant du 10 juillet. Tout commence en effet par un récit à suivre de 27 planches. Suivront 49 autres récits "à suivre" ou complets comme "Le chevalier au masque" paru en supplément dans Vaillant n°177 du 3 octobre 1948, un format à l'italienne. Chez ce même éditeur, un autre récit complet et inédit paraîtra en 1954 sous la forme d'un album.
L'aventure se terminera en 1966 dans Vaillant n° 1098 "Le siège de Tintagel", un récit de 48 planches, toujours à suivre.

Si les scénarii sont d'un auteur unique, les dessins quant à eux sont réalisés en trés grande partie par René Bastard mais aussi par E. T. Coelho qui réalisera superbement quatre récits de 1960 à 1962.

Quand à Henri Boudens, pour Vaillant, il va scénariser "Bob Mallard", et des romans. Dans Vaillante "Arkya la fille des dunes".

Marc Groisne

Les Dossiers Gadgets d'Archives

Avec l'arrivée de Noël, nous remontons le temps pour nous reporter des années en arrière à cette même période. Nos compères Jean-Philippe Cunniet et Philippe Baumet ont réuni des documents concernant un gadget qui est revenu régulièrement dans l'histoire du journal : le sapin à planter.

Il nous ont donc concocté un "Dossier Gadget d'Archives" sur le le gadget du Pif n°347 d'octobre 1975 ainsi que sur les rééditions de ce type de gadgets végétaux. Nous vous livrons aujourd'hui la première partie de ce dossier, la deuxième et dernière partie vous sera proposée dans la prochaine news.

Gadget n°347 - "Plante ton sapin !"

Un dossier écrit par Jean-Philippe Cunniet et Philippe Baumet, avec la collaboration de Lionel Ehrhart, Frédéric Bridel et Philippe Boulanger.

Les photos de sapins ont été envoyées par Thierry Famin, André Faucon, Pierre Jouan et Yves Eneau.

Ce n'est pas le premier gadget végétal distribué dans Pif-Gadget, mais il possède la particularité d'être vivant !

Après les Pifises et les Pois sauteurs, cet autre gadget animé de vie, représente une pousse de sapin destinée à être plantée une fois chez le lecteur. Ainsi, dans le Pif-Gadget n°347 du 18 octobre 1975, l'hebdomadaire titre "plante ton sapin !" et propose en gadget, un plant de sapin "Picea Abies".

la couverture du Pif-Gadget n°347

Dans l'histoire de l'hebdomadaire, la rentrée des classes a régulièrement permis le lancement d'une nouvelle formule, celle-ci est intervenue en 1975 avec le n°345 et avec un nouveau slogan : "Pif, le journal de la vie". La rentrée des classes représentait une saison clef au niveau commercial : le moment de retrouver le lectorat des écoliers revenus de vacances, le moment de relancer le journal auprès de ses lecteurs. Il fallait un Pif-Gadget "nouveau", avec une nouvelle formule, un nouveau format et un nouveau gadget fort !

Ainsi, le numéro 347 de Pif-Gadget propose en couverture l'accroche suivante : "Attention dans 2 ans ce sapin sera plus grand que toi". Dans son rétractable, le lecteur découvre un sachet plastique contenant un plant de sapin !

plant typique de sapin distribué dans Pif-Gadget

Un gadget végétal dans un journal, c'était une première pour un hebdomadaire, il ne s'agissait pas simplement de graines (exemple : Pif-Gadget n°109, "le jardin fantastique"), il s'agissait d'une véritable pousse de sapin. Son nom scientifique est : le Picea Abies.

le gadgetus dessiné par Luguy du Pif-Gadget n°347 qui explique comment planter le sapin

Dans le gadgetus, dessiné par Luguy (dessinateur de Sylvio), il y était expliqué comment planter le gadget, c'est-à-dire le plant du sapin. Pour l'anecdote, voici ci-dessous des positifs originaux des photos réalisées pour le gadgetus, deux d'entre elles n'ont pas été retenues parmi la sélection des cinq finalistes. Amusez-vous à les retrouver...

deux de ces trois positifs ont servi aux photos du gadgetus du Pif-Gadget n°347, lesquelles ?

Avez-vous déjà imaginé, que proposer un gadget de ce type là, pouvait présenter des risquesons ? Il fallait tout de même réaliser l'exploit de se procurer plus d'un demi-million de plants de sapin à empaqueter dans un sachet aux couleurs de Pif, le tout mis sous rétractable et parvenir dans les kisoques suffsamment à temps pour que le lecteur puisse planter son sapin.

le fournisseur des plants de sapin

Ce sont en effet 615 000 plants qui ont été commandés auprès de la société "Sergaflor", basée en Hollande. Chaque plant a été ensuite conditionné en France dans un sachet plastique estampillé d'un logo où l'on voit Pif, le pouce levé. La commande semble excessive par rapport à la vente finale, mais lorsqu'il s'agit de gadgets vivants ou périssables, il est prudent de prendre en compte les pertes.

le logo qui illustrait le sachet qui conditionnait le plant du sapin

Au final, l'opération semble être un succès, des lecteurs heureux et une vente de quelque 360 000 exemplaires, troisième meilleure vente de l'année après les Pois Sauteurs évidemment (vente : 390 000).

le souvenir de gadget, toujours présent, de Yves Eneau

Les lecteurs en parlent encore des années plus tard, ils nous envoient leur photo de gadget devenu grand. C'est le cas notamment d'Yves Eneau, André Faucon, Pierre Jouan et Thierry Famin qui nous ont fait parvenir les photos de leur gadget devenu grand.

le sapin d'André Faucon
le sapin de Thierry Famin

Nous retrouvons ce gadget quelques années plus tard dans le numéro 714 de Pif-Gadget qui est paru pour le début décembre 1982 (une occasion qui prend toute sa signification), avec "un vrai sapin" à planter.

le sapin de Pierre Jouan de 1982, le journal est placé au pied du sapin pour donner une idée de la taille de l'arbre
le sapin de Pierre Jouan de 1987, le journal est placé au pied du sapin pour donner une idée de la taille de l'arbre

"un vrai sapin" du Pif-Gadget n°714

Cinq ans plus tard, dans le n°974 (de décembre 1987), un nouveau sapin est proposé, l'année suivante, c'est dans le n°1027 de Pif-Gadget du 29 novembre 1988, que le l'hebdomadaire proposait à nouveau "un arbre dans ton journal". A la différence qu'il ne s'agissait pas d'un sapin, mais de trois arbres différents à planter, à choisir entre un aulne, un charme ou un bouleau (un seul par journal). Ils étaient eux aussi enveloppés dans un sachet avec sa tige à humidifier et ses racines à planter dans un pot. Ces deux numéros sont très semblables au niveau de leur couverture, comme nous pouvons le constater ci-dessous.

Pif-Gadget n°974 de 1987
Pif-Gadget n°1027 de 1988

Signalons, dans le domaine des gadgets végétaux, qu'en 1978, un bout de canne était distribué dans le n°468, le gadget représentait un arbre à planter, le "Dracaena Sanderiana : l'arbre merveilleux venu de Bornéo". Citons encore le numéro 1181, "plante un arbre pour la vie", du début de l'année 1992 qui distribuait, une fois de plus, un plant de sapin pour les fêtes de Noël.

Pif-Gadget n°468
Pif-Gadget n°1181

Ce gadget fera même partie des trois utilisés pour les numéros de la collection éphémère de Pif Découverte. C'est le numéro 2 de novembre 1993 qui voit réapparaître pour la dernière fois "un vrai sapin à planter".

Nous aurions pu aussi parler de "l'arbre à oeufs" du n°1206 de Pif-Gadget, mais nous en reparlerons isolément dans un autre dossier.

Le concept de ce gadget sera adapté à l'hebdomadaire allemand Yps (prononcez [ups]), qui, dans non numéro 57 de 1978 propose un plant de sapin, visible sur la photo.

un exemplaire neuf de Yps n°57 avec son sapin

Ceux qui s'intéressent à l'histoire des gadgets se posent certainement la question sur la réalisation d'une telle opération autour d'un gadget vivant. Jean-Philippe Cunniet est parti faire son enquête, sur les traces du service gadget...

(à suivre dans la prochaine news)