Mariano Alda et Richard Médioni se sont amusés à la fin de l'année 2002 à créer un conflit fictif entre la rédaction de Pif-Gadget et le S.J.I.Q.L.V.E.P (le Service des Journalistes Intègres Que La Vérité n'Effraie Pas)". Voici l'intégrale de ce canulard.

Du rififi à la rédaction de Pif

A la rédaction de Pif-Collection nous avons reçu ce tract que nous vous montrons tel quel. Nous avons dépêché Mariano Alda pour cette enquête :

"Nous voulons profiter de la présence de Richard Médioni, pour dénoncer la façon dont étaient traités nos héros favoris, par la rédaction. Nous avons ici, des documents d'archives, que nous a fournis une personne (qui veut garder l'anonymat, nous l'appellerons M.G.), et qui nous dévoilent les brimades endurées tout au long de ces années. Ne manquez pas les news à venir qui nous dévoileront certaines fourberies pratiquées par le rédac-chef dans l'exercice de ses fonctions. Mais nous n'en dirons pas plus. Signé : Le S.J.I.Q.L.V.E.P (le Service des Journalistes Intègres Que La Vérité n'Effraie Pas)"

Ces dessins proviennent de la série des "Gai-Luron" parue chez AUDIE, dessinée par Marcel Gotlib, entre 1975 et 1986, réunie sous la forme de onze tomes. Gai-Luron est apparu la première fois, le 12 juillet 1964 dans Vaillant avec la série "Nanar, Jujube & Piette", dans un rôle secondaire. Vous pouvez retrouver Gotlib & Gai-Luron sur plusieurs sites dont celui de Roger Delattre: Gotlib and... C°

Nous vous tiendrons bien entendu au courant de cette affaire...

Du rififi à la rédaction de Pif (2)

Aïe ! Les hostilités sont ouvertes c'est confirmé, nous avons reçu un droit de réponse émanant du C.D.R.C. (Comité de Défense des Rédacteurs-en-Chef) pour contre-attaquer face aux accusations du S.J.I.Q.L.V.E.P. (le Service des Journalistes Intègres Que La Vérité n'Effraie Pas). La lettre est cinglante et nous pouvons nous attendre à un revers de bâton de la part des journalistes mis à l'index. Encore une fois c'est une exclusivité Pif-Collection, voici le communiqué du C.D.R.C. :

"Le CDRC (Comité de Défense des Rédacteurs en Chef) s'indigne de l'attaque en règle dont ont été victimes sur votre site deux anciens Rédacteurs en chef de Pif-Gadget qui honorent leur profession. Prenant prétexte de l'histoire racontée dans le sixième chapitre de «Côté Coulisses», le tract anonyme de M.G. vise à faire croire que Georges Rieu (représenté dans le dessin de Gotlib) et Richard Medioni eurent une attitude indigne vis-à-vis des héros et des dessinateurs de BD.

Or, nous pouvons apporter la preuve (nous aussi, nous avons des archives...) que ce furent les rédacteurs en chef qui subirent l'agression et parfois le sadisme de ces héros et de ces dessinateurs. Un exemple parmi d'autres : dans l'album de Docteur Justice «Le Triangle d'or», Marcello (qui se prétendait son ami) dessina fidèlement Richard Medioni (qu’il appela John le journaliste) en lui faisant subir les pires tortures. On le voit frappé à coup de crosse de mitraillette, attaqué par une bande de malfrats, presque égorgé au couteau, pendu par les poignets... Et ce qui est le plus terrible, quand on connaît sa sobriété légendaire, il apparaît à plusieurs reprises vidant de grands verres de Whisky. (Voir nos documents ci-joints.)

En dévoilant cette information trente ans après, nous espérons mettre un terme à la polémique. Dans le cas contraire, nous engagerions notre collègue diffamé à révéler dans «Côté Coulisses» d'autres cas où certains dessinateurs et héros s'attaquèrent à des personnes sans défense."

Joints à la lettre, des documents d'archives viennent confirmer ces propos :

Nous sommes inquiets de la tournure que prend cette affaire vieille de 30 ans et nous attendons fébrilement la réaction du S.J.I.Q.L.V.E.P...

Du rififi à la rédaction de Pif (3)

Comme nous le craignions, le ton est monté entre le C.D.R.C. (Comité de Défense des Rédacteurs-en-Chef) et le S.J.I.Q.L.V.E.P. (le Service des Journalistes Intègres Que La Vérité n'Effraie Pas), une nouvelle lettre nous est parvenue aujourd'hui du S.J.I.Q.L.V.E.P., la voici :

"Comme promis, chers lecteurs, nous continuons nos investigations concernant le comportement douteux du rédac-chef de Vaillant/Pif. Ceci grâce à l'attitude courageuse de Monsieur M.G. qui, par les documents qu'il nous a remis, permettra de faire toute la lumière sur ces pratiques d'un autre temps. Voici ces documents :

Voici comment, par un stratagème des plus vils, le rédac-chef s'immisça dans une des planches de Gai-Luron, pour proférer des menaces à Monsieur M.G. notre informateur anonyme."

Ces planches sont extraites de la série des "Gai-Luron" parue chez AUDIE, dessinée par Marcel Gotlib, entre 1975 et 1986, réunie sous la forme de onze tomes.

Du rififi à la rédaction de Pif (suite et fin)

COMMUNIQUÉ n° 2467 DU C.D.R.C. (Comité de Défense des Rédacteurs en Chef)

"Face à la nouvelle agression contre nos anciens collègues de Pif-Gadget, le CDRC remercie les très nombreux visiteurs réguliers du site Pif-Collection qui ont tenu à nous apporter leur soutien. Ils nous ont affirmé qu’ils n’hésiteraient pas à se constituer en association de lutte (le C.D.C.D.R.C., Comité de Défense du C.D.R.C.) au cas où les attaques se poursuivraient. Certains ont même envisagé d’étendre le mouvement à l’ensemble du Net en constituant un C.D.C.D.C.D.R.C.! Et ce ne serait qu’un début...

A partir de ce jour, nous décidons de cesser toute polémique avec le S.J.I.Q.L.V.E.P., car nous ne pouvons patauger éternellement dans ces affaires nauséabondes.
Cependant, une dernière fois, pour prouver que nos archives sont abondantes en ce qui concerne les attaques des dessinateurs contre ces héros de notre temps que sont les Rédac’ Chef, nous vous joignons une aventure de Pif (n° 184 de Pif-Gadget) où Richard Médioni est présenté sous un jour ridicule, tout comme son collègue Michel N..

Il est à remarquer que le barbu que l’on voit ici ne ressemble en rien au PDG de l’époque, Claude Compeyron, lequel était grand et sec, blond, sans barbe, avait les yeux bleus, et était d’un caractère fort aimable...
Sans doute faut-il y voir l’ultime lâcheté d’un dessinateur craignant les représailles de la plus haute autorité du journal... alors qu’il ne craignait rien de R.M. et M.N. dont la gentillesse était reconnue de tous."

Et voilà le dossier classé.